Newsletter du Lundi
30/01/23

Paru dans la newsletter du

Comment Bercy se prépare à faire le ménage dans le secteur de l’influence

Qui ?
 Agathe Nicolle, fondatrice de l'agence d’influence WOÔ (créé en 2015, 60 collaborateurs  aujourd'hui).

Quoi ?
Des échos des tables rondes sur l'(auto?) régulation de l'influence marketing qui rassemblent une quarantaine d'acteurs du marché,  tous les mercredi, depuis le 9 décembre dernier. Et de la consultation du public en cours ici.

Comment ?
Comment avez-vous fait partie de la quarantaine de personnes consultées (agences, plateformes, associations de consommateurs, agents d'influenceurs, ARPP) ?
L'agence que j'ai créée, Woô est très engagée et attachée à l'éthique. En 2019, nous avons lancé la  Charte d’éthique du marketing d’influence , qui a recueilli depuis 30 000 signatures. Et ce, bien avant les nombreuses polémiques qui ont touché dernièrement le secteur. En décembre, Bercy nous a envoyé ses propositions sur différents thèmes. Et nous assistons aux réunions du mercredi qui courent tout janvier et couvrent 4 sujets : les droits et obligations des  influenceurs (il y a 2 semaines), la protection des consommateurs (mercredi dernier), la gouvernance du secteur et la protection de la propriété intellectuelle, dans les prochaines semaines. Et depuis cette semaine, le public est aussi consulté, sur cette plateforme conçue par Make.org, qui a déjà séduit presque 10 000 contributeurs .

Pourquoi cet intérêt de Bercy ? 
Le secteur évolue beaucoup et représente déjà 13 mds € dans le monde. Il attire des acteurs toujours plus nombreux, et plus il grossit, plus il y a des dérives, pointées par certaines émissions télé (voir notre article)

Magali Berdah *, était-elle invitée ?
Non, elle n'a pas été invitée par Bercy. Mais il faut dire que la démarche enclenchée par Bercy est d'éviter des dérives qu'elle a un peu incarnées.

Quel est l'attitude des réseaux sociaux ?
Des réseaux comme Tik Tok ou Instagram ont évidemment une part de responsabilité dans la dérive de l'influence. Il est donc question d'interdire certains produits ou secteurs comme les jeux de hasard et de créer un label d'influenceurs responsables.

*La patronne de Shauna Events, qui a interviewé Brigitte et Emmanuel Macron, puis a été poursuivie par le parquet de Grasse pour pratiques commerciales trompeuses, puis lâchée en novembre dernier par son actionnaire Banijay (Stéphane Courbit).

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