Newsletter du Lundi
11/07/22

Paru dans la newsletter du

Quand le CPO se forme au digital responsable…

Qui ?
Agnes Alazard et Annabelle Bignon, co- fondatrices de Maria School, Alexandre Takacs (en photo), qui accompagne des entreprises à mieux définir et appliquer leur stratégie produit, et responsable du nouveau cycle sur le digital responsable pour CPO (Chief product officer)  de Maestro.

Quoi ?
Une journée pour apprendre à créer des produits numériques responsables, qui préfigure un nouveau cycle de formation (renseignements ici), que nous avons décomposée en deux épisodes : ici,  Alexandre Takacs pose ici le diagnostic (voir aussi son webinar ici). Et les solutions ici..

Comment ?
Le numérique responsable englobe trois aspects :
- l'écologie de la planète
- l'écologie humaine : le produit numérique ne doit pas
perturber la vie humaine
- une démarche viable et pérenne économiquement.

Il représente 4% des émissions de gaz.à effet de serre  (GES) au niveau mondial, dépassant le bilan de l'aviation en temps normal. L'impact évolue à la vitesse d'un algo : il y a 5 ans , c'était 2% . Et ce sera 8 % dans trois ans.  
Ce qui génère le plus d'émissions ? les terminaux (ordis, smartphones). En France chaque individu possède en moyenne 15 appareils numériques. Le stockage vient derrière : un  post Instagram de Cristiano Ronaldo avec plus de 12 millions de likes représente la consommation électrique annuelle de 10 foyers anglais

Un post Insta  de Ronaldo équivaut à la consommation électrique de 10 foyers anglais
L'évolution, avec l’IA, et la blockchain, demande de plus en plus d'énergie. Un modèle d’IA  génère 626,155 lbs de CO2 , ce qui représente 6 fois plus que les GES émis par une voiture américaine. Côté humain, le digital favorise les comportements addictifs, en concentrant son modèle économique sur la publicité et les metrics de l'engagement  (voir le documentaire “Derrière nos écrans de fumée”). Les fake news ont toujours existé, mais avec  les deep fakes (photo/vidéo d’une personne sur laquelle on a changé la tête ou le corps pour que ca ressemble à quelqu’un d’autre), on ne saura plus démêler le vrai du faux. 

De nouvelles discriminations voient le jour  : 40 % des humains ne possèdent pas d’accès à internet (pas la 5G, etc). Et ceux qui ne peuvent ou ne veulent avoir un smartphone ont la vie de plus en plus dure (par exemple, les récalcitrants reçoivent des contraventions pour stationnement à Paris, alors qu'ils ont erré pour à chercher des horodateurs qui délivrent encore des tickets en papier, NDLR ) . Le digital s'avère très compliqué pour les personnes âgées ou certains  handicapés.

Le modèle économique en question...
Le modèle dominant est basé sur la publicité. C’est une course au volume. Le but est d'observer une croissance fulgurante pour être une licorne.  L'économie a été bouleversée par  l’uberisation de la société. On peut  questionner cette course aux millions, privilégier des démarches viables tournées vers l'éthique et  une croissance raisonnée.  
 Julia Faure dirige la marque de vêtement éco responsable  Loom, Elle explique à un TedX : « Si on veut que le succès des entreprises ne se fasse plus aux dépens des humains et de la planète, il faut changer la définition du succès. Et cela commence par changer ses représentations. » 

 Quelle responsabilité pour le professionnel de la tech ?
Un produit devrait améliorer la vie de ses utilisateurs. Mais on donne à nos utilisateurs des produits qui ne sont pas vraiment utiles : fours, frigos connectés etc. On incite à la paresse des utilisateurs en simplifiant à l'extrême leur quotidien.

Quels patterns remettre en question ? 

- Le scroll infini
Les pages trop lourdes : elles consomment trop d'énergie et de données
- Les vidéos , qui consomment énormément d’énergie, pour quelle valeur ajoutée ?
- Les alertes : notre taux d’attention a chuté considérablement (c, Bruno Patino, la  Société du poisson rouge) 
- La suggestion personnalisée: pour quelle pertinence ?
- Le nombre de requêtes : quand on consulte une page,  600 requêtes qui partent vers des outils d'analytics etc. donc on ne sait pas comment ces données vont être utilisées.
- Les dark patterns : autrement dit, un design conçu pour créer une addiction. A-ton le droit de manipuler les utilisateurs à des fins économiques ?

Une liste à prendre en compte de manière réaliste. On essaye de construire un produit le plus clean possible, mais par nature il y aura des impacts. Il s’agit donc d’être transparent et clair avec les utilisateurs. 

 

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