Newsletter du Lundi
06/07/20

Paru dans la newsletter du

F. Gagnot, The Source : « Les annonceurs vont se mettre à la production pub durable »

Qui ?

Fabien Gagnot, Pdg de The Source (une société de 20 personnes +1 000 créateurs triés sur le volet)

Quoi ?

Une interview sur un nouveau modèle de production, plus agile et durable, adapté à notre nouvelle époque.

Comment ?

Comment se porte votre activité ?

Nous avons eu peu d'annulation. Mais la moitié des projets ont été reportés. Et nous avons beaucoup de nouveaux projets d'acteurs qui préparent le déconfinement. Du coup, nous n'avons presque pas dû recourir au chômage partiel. Et cette année, nous ferons même de la croissance.

En quoi votre mode de production s'adapte-t-il à la période ?

Nous avons deux axes : la production de contenus originaux avec des créateurs agiles, détectés sur les réseaux sociaux dans le monde entier. Ils produisent depuis l'origine de chez eux. Et de l'autre, le motion design, qui permet de faire du neuf avec de vieux contenus. Peu de demandes sont liées à la crise, on prépare l'après avec des opérations plus tactiques. Dans des secteurs comme le tourisme en France, le high tech et même, les parcs d'attraction. Aujourd'hui, nous avons une forte demande sur le motion design. Les annonceurs veulent faire passer de nouveaux messages avec ce qu'ils ont déjà produit. C'est un peu un mélange entre circuit court, qui rémunère mieux les créatifs, et vogue du deuxième main, mais dans le domaine de la production publicitaire. On va se rendre compte que de faire des grands shooting tous les deux mois n'est pas forcément nécessaire. Alors qu'avec le même matériel, une marque peut raconter quatre histoires différentes.

Qui sont vos clients actuels ? Les agences ? Les annonceurs ?

Ce sont surtout les annonceurs. De leur côté, en période de crise, les agences valorisent majoritairement leurs ressources internes et c'est bien normal. Les annonceurs se font très vite à ce nouveau mode de production qui permet de produire en très peu de jours. Et  y trouvent une satisfaction. Produire une campagne à distance en une semaine change la dynamique. Ça avance vite, sans réunion qui se conclut par : « on se revoit dans 3 semaines ».

Créativement, ils se rendent compte qu'il y a un juste milieu entre le très léché et le fait-maison. Notre plateforme permet d'avoir du contenu fait par des professionnels, mais avec une grammaire visuelle plus proche des gens. Et sans les contraintes d'un tournage, où il est délicat dans les temps qui viennent de rassembler 60 personnes de manière sécurisée sur le plan sanitaire. Et cette volonté de ne pas surproduire les contenus va aider aussi les marques à faire passer des message plus authentiques. Parler plus vrai, plus direct, se traduit aussi dans le mode de production. L'absence d'intermédiaire permet aussi de faire des économies : en produisant plusieurs contenus, on peut arriver à facturer des vidéos entre 2 000 et 2 500 € environ.

Les annonceurs évoquent beaucoup TikTok en ce moment, qui est en plein boom, et illustre très bien ce mix entre "fait-maison" et effets visuels percutants.


Peut on envisager de voir ces campagnes sur les écrans télé ?

Ça a déjà été fait pour Bouygues Télécom, en collaboration avec BETC, avant la crise. Aujourd'hui, on peut obtenir une qualité professionnelle en mode dématérialisé. Et faire de l'enregistrement de voix off en qualité professionnelle à distance, par exemple.

Quelles sont les prochaines étapes ?

Nous avons investi en AI pour déterminer ce qui marche et ce qui ne marche pas au cœur des vidéos. Un peu le travail que Getty Image a fait sur l'image. Beaucoup se sont lancés dans l'aventure, mais peu ont réussi. Nous avons recruté une équipe dédiée pour craquer le sujet (comme le montre l'image ci-dessous).

 

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