Newsletter du Lundi
16/09/19

Paru le

Pour accélérer sa mutation, Société Générale fait le pari des start-up

Qui ?
Françoise Mercadal-Delasalles, Directrice des Ressources et de l’Innovation du groupe Société Générale.

Quoi ?
Un aperçu de la transformation digitale en cour au sein de la banque, à l'occasion de la conférence de rentrée de Microsoft.

Comment ?

La Société Générale a pris conscience de l'importance de faire sa "mue numérique" depuis quelques années (lire notre article sur le sujet ici), ses clients attendent de nouveaux services et un nouveau mode de relation et ses collaborateurs, de nouvelles façons de travailler et de collaborer. Mais dans son évolution nécessaire, la banque doit faire face à des contrainte plus forte que dans d'autres secteurs : le poids des infrastructures informatiques et les impératifs de sécurité.

Au sein du groupe, ce sont les filiales en marge qui sont les plus innovantes en termes de services : Boursorama, désormais possédé à 100% par Société Générale, "dont le portail évolue en permanence et utilise l'intelligence artificielle" ou ALD Automotive, sa filiale de leasing, qui se distingue également avec ses applications qui permettent d'améliorer la conduite (ALD Ecodrive). Naturellement, la France est leader dans cette "digitalisation", "mais d'autres marchés ont aussi la volonté d'aller plus vite dans la transition, comme la Roumanie."

L'un des défis de la banque est de se rapprocher des startups et développer son agilité, afin de coller plus rapidement aux nouveaux usages. Un hackathon a ainsi été organisé en mai 2014 avec l'Ecole 42 "pour accélérer et ouvrir l'IT". Le prochain aura lieu début octobre, sur le thème des objets connectés et des Google Glass. La Société Générale a contribué à la création du club Open Innovation de l'incubateur Paris Région Lab et est membre fondateur de l'Institut Open Innovation avec l'Ecole Centrale, dans le but "d'aider au rapprochement des Grandes Entreprises et des start-ups, d’encourager et de faciliter les échanges entre ces deux univers et de développer des synergies avec les étudiants et laboratoires de l’Ecole."

"Mais au-delà de ce simple intérêt pour les start-up, on les fait aussi travailler directement chez nous" explique Françoise Mercadal-Delasalles. Et de citer deux exemples : Yseop, qui travaille avec Boursorama sur l'intelligence artificielle et Theodo,, qui forme les développeurs en interne. "Ces différentes collaborations nous ont permis de faire des sauts de géant sur l'IT." Aymeril Hoang, ancien conseiller de Fleur Pellerin a été tout récemment recruté au poste de Directeur de l’Innovation du groupe, pour renforcer ces liens entre la banque et les startups.

L'interne n'est pas pour autant négligé : PEPS (pour "Projet Expérimental Participatif et Stimulant"), un challenge interne a été lancé en 2013 pour réfléchir à l'avenir de la banque et générer des idées, en co-création. Plus de 1 000 idées ont été imaginés à cette occasion. "Nous avons pu voir que nos équipes étaient très motivées pour contribuer à la transformation de l'entreprise : il n'y a pas de peur ou de résistance, mais plutôt l'envie d'avancer et d'accélérer."

Dans sa transition digitale, la banque s'appuie aussi sur des partenaires comme Microsoft, avec lequel elle vient d'annoncer un partenariat stratégique sur 3 ans. Avec "Digit4all", 150 000 collaborateurs du groupe seront équipés d'outils Microsoft (Lync, Sharepoint, Yammer) et recevront chacun une tablette Windows. Pourquoi ce choix de Microsoft ? "C'est l'un des acteurs qui a le mieux compris les contraintes de sécurité de notre secteur et des données informatiques en général, un facteur qui est souvent moins bien compris par les nouveaux entrants..." Une pique envers les Paypal, Google ou Apple, qui cherchent à s'imposer aussi dans le domaine bancaire ?

Benoit Zante

Publicite

XX résultats

Oups! votre recherche
n’a donné aucun résultat !