Newsletter du Lundi
04/07/22

Paru dans la newsletter du

IEVA : comment passer des micro capteurs en avionique à la beauté personnalisée

Qui ?
Jean Michel Karam, Pdg-fondateur de IOMA et IEVA Group (beauté personnalisée)

Quoi ? 
Une interview de celui qui veut devenir le Netflix de la beauté personnalisée.

Comment ?
Jean Michel Karam vient de l'industrie et veut révolutionner la beauté. Il dirige toujours Memscap introduite en Bourse pour 500 M € en 2001, faisant de lui un jeune millionnaire, à 31 ans (il détenait 25 % de la société). Cette société fabrique des micro-capteurs pour l'avio­nique, le médi­cal et la commu­ni­ca­tion optique. Et c'est de là qu'est né le projet de beauté connectée. "Quand j’ai montré un grain de beauté inquiétant à un dermatologue, j'ai compris que la science dans ce domaine se résumait à une loupe et au papier calque pour mesurer les boutons. Ça m'a donné envie de me lancer dans la cosmétologie en utilisant le savoir-faire des capteurs." Le public ne connait pas son type de peau, de cheveux... Dès que l'on mesure cela, on se rend compte que 95 % des gens sont étonnés du résultat. "IOMA veut imposer la notion de cosmétique préventive, car quand les rides sont là, il est trop tard. L'objectif final ? Devenir le Netflix de la beauté.

"J’ai créé IOMA, avec l'idée que l’on ne peut pas retarder votre mort, mais quand vous mourez vous pouvez être beau". Pour le dirigeant, la bataille n'est pas entre commerce en ligne et commerce physique, mais entre culture corporate centrées sur le produit, avec des sociétés comme Elizabeth Arden, où un seul produit représente 80 % des ventes, et culture  centrée sur le consommateur, comme Carrefour (votre notre papier) ou IEVA. "Nous nous sommes orientés de jour en jour vers l'expérience client. Tous les points de contact influencent sa perception. "
L'offre  d'abonnement MonMoiBeauté permet, après diagnostic,  de recevoir quelques jours plus tard un coffret personnalisé avec trois produits spécifiquement fait pour soi. Le troisième mois, le coffret comprend un bijou connecté, qui mesure le stress environnemental (pollution, humidité, chaleur…).  Le quatrième envoi est personnalisé non plus seulement par rapport à son diagnostic de peau et cheveux, mais aussi par rapport à son rythme de consommation. "Une Coréenne utilise trois fois plus de produits qu'une Française par exemple. Du coup, l'abonnement s'adapte à chacun en mensuel, bimensuel ou trimestriel, en fonction.

IEVA Technologies, qui est l’entité du groupe qui developpe toutes les techno, a développé 3 000 appareils de diagnostic de peau (La Sphère de IOMA), 75 installés en pharmacie, et 900 en points de vente chez Marionnaud en France. IOMA est présent dans 30 pays. IEVA en France, et bientôt aux USA, avant l’Asie. Mais l'offre d'abonnement repose sur un diagnostic opéré avec les capteurs du téléphone, et des patches. Le marketing repose sur les RP, le contenu et l'influence.

L'abonnement à des produits de beauté personnalisés a été lancé en novembre 2020. Il est vendu sur le site ieva.io, et en boutique, dans le réseau de l'Atelier du sourcil (120 boutiques, dont 50 détenues en propre), racheté il y a deux ans par l'entrepreneur. Le plus cher est à 89 € et comprend cosmétique sur mesure, produit capillaire et maquillage. Il est couplé à une offre éditoriale( prévision climatique et de pollution,  idées de recettes pour améliorer sa peau, conçues avec des chefs étoilés, podcast)... "Ces contenus doivent mener au téléchargement de l'appli. Notre objectif est de devenir une sorte de coach de vie. ". Nous voulons créer un nouveau modele de consommation de la beauté BaaS, Beauty as a Service, comme dans le monde des software, du divertissement…  Actuellement, la marque vend 30 à 40 nouveaux abonnements par semaine en France et a une communauté de clientes fidèles de 7 000 personnes. L'ambition est de passer à 120 par semaine l'an prochain et de faire grandir cette communauté.

 

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