Newsletter du Lundi
10/02/20

Paru le

A. Sauvage, Pierre Fabre : « L’industrie pharmaceutique ne peut pas passer à côté des objets connectés »

Qui ?
Alice Sauvage, chef de groupe marketing du laboratoire Pierre Fabre.

Quoi ?
Une interview, autour des enjeux du digital pour le monde de la santé.

Comment ?

- L'industrie pharmaceutique semble en retard sur le numérique : est-ce que ça commence à bouger ?
Oui, et c'est nouveau. La majorité des grands laboratoires sont en train d'organiser leurs départements digitaux. Le digital n'est plus le premier poste que l'on coupe en cas de restrictions budgétaires. Chez Pierre Fabre, le numérique est un tel levier de progression qu'il est aujourd'hui au coeur de nos stratégies. Il n'est plus seulement cantonné à la communication.

- Par exemple ? 

Nous commençons à réfléchir aux objets connectés, comme les Nicopatch intelligents de demain. On ne peut pas passer à côté : c'est comme si on avait refusé d'aller sur Facebook il y a dix ans. Développer de nouvelles molécules, de nouveaux médicaments coûte cher et prend du temps. Pour les laboratoires, les objets connectés sont des moyens  de développer leur offre produit. Cela implique de recruter de nouvelles personnes dans les équipes, de s'appuyer sur de nouveaux partenaires, comme les start-up.

- Et qu'en est-il du e-commerce ? 

Du côté de la distribution, l'e-commerce pharmaceutique est très encadré, mais depuis deux ans les pharmaciens ont la possibilité d'ouvrir leurs propres sites, sous réserve d'y adosser un magasin physique. Chez Pierre Fabre, où nous avons la culture du pharmacien et du conseil avant tout, l'e-commerce n'est pas dans notre feuille de route. Mais si vous cherchez nos produits sur Google, vous tomberez sur des sites qui nous vendent, c'est quelque chose que nous prenons en compte dans nos stratégies.

- Quelles sont vos priorités ?

La première est la gestion de la donnée : nous avons de nombreuses marques, qui mènent chacune leurs actions digitales. Nous n'avons pas encore les ressources pour traiter ces informations et les regrouper : c'est pourtant un pré-requis. Après, cela nous permettra de cibler les internautes, de faire du CRM. Un autre chantier est les réseaux sociaux : nous y sommes aujourd'hui peu présents, car notre communication y est très réglementée. A nous de trouver de nouvelles façons d'y toucher nos cibles, pas nécessairement via nos produits.

- En termes d'organisation, qui s'occupe du digital ?

Nous sommes en train de nous organiser, avec une équipe au niveau du groupe qui définit la stratégie globale. Les responsables digitaux dans les BU (Pharmaceutique, Santé Grand Public et Dermo-Cosmétique) et dans les marques (Ducray, Galénic, Klorane, Drill, Nicopatch, etc.) sont en charge ensuite de son application. La France a un rôle moteur pour le groupe : les POC (Proofs Of Concept) que nous y réalisons sont très regardés par les autres filiales.

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