Newsletter du Lundi
14/10/19

Paru le

Ils transforment les clichés Instagram en dollars

Qui ?
Jose de Cabo, co-fondateur d'Olapic avec ses associés Pau Sabria et Luis Sanz.

Quoi ?
La technologie d'une start-up new-yorkaise qui permet d'exploiter les photos issues des réseaux sociaux pour booster les taux de conversion et les intégrer aux campagnes des marques.

Combien ?
1 million de dollars levés en juin 2012.
7 personnes en décembre, 28 personnes aujourd'hui et de nombreuses embauches de prévues.
Plus de 100 000 photos traitées.
5 fois plus d'interactions en moyenne sur les pages produit intégrant des visuels UGC.
50% des visiteurs parcourent les galeries photos, alors que seuls 10% lisent les avis clients textuels.
3 à 7% d'augmentation du taux de conversion.

Comment ?
De nombreuses marques ont compris l'intérêt d'Instagram pour développer leur image et faire du branding (lire notre article "Instagram : les stratégies gagnantes de 10 pionniers"), mais elles sont encore peu nombreuses a en avoir compris l'intérêt transactionnel du "Visual Marketing", pour augmenter leurs taux de conversion, engager leurs communautés ou enrichir leurs sites de marque. A New-York, la start-up Olapic propose aux annonceurs d'identifier et d'intégrer les photos issues des réseaux sociaux (Instagram, Facebook, Twitter...) à leurs dispositifs digitaux. "Le web s'est converti au rich media et aux contenus UGC. Nous voulons maintenant aider les marques à générer de la valeur avec tous ces contenus" explique Jose de Cabo. Olapic travaille avec des médias, des sites e-commerce et des marques aussi diverses que Pepsi, Warner Bros, New Balance, Sony, Desigual ou Veuve Clicquot.

Les photos UGC relatives aux marques sont identifiées grâce aux hashtags et aux commentaires ou directement soumises par les fans dans le cadre de concours ou d'appels à contributions. Olapic développe aussi des technologies de reconnaissances visuelle, sur certains produits : Threadless peut ainsi reconnaître les motifs de ses t-shirts sur les photos.

Par exemple, la marque "hype" de yoga Lululemon utilise Olapic directement sur son site e-commerce, avec des résultats intéressants : les taux de conversion ont augmenté de 5%. L'espace "The Sweat Life" y agrège les photos des fans portant les produits de la marque. Certaines fiches produits intègrent des galeries de photos UGC, complétant les traditionnels visuels professionnels et les commentaires clients.

Nasty Gal, un site e-commerce à la croissance fulgurante qui a débuté sur eBay utilise Olapic pour mettre en avant les contenus de sa communauté dès la page d'accueil. "Et en prime, la marque développe sa notoriété en poussant le hashtag "#NastyGal" sur Instagram et Twitter." Même des marques de luxe, comme le maroquinier Coach, commencent à se laisser convaincre que les clichés des internautes peuvent être aussi efficaces que ceux des professionnels.

Les fans sont ravis d'être ainsi mis en avant - depuis sa création, Olapic n'a jamais reçu aucune plainte d'utilisateur dont la photo aurait été reprise par une marque. "C'est même l'inverse : les gens nous demandent de reprendre leurs photos, ce sont des passionnés de la marque." En moyenne, seules 10% des photos identifiées sur les réseaux sociaux ou envoyées directement par les internautes à la marque sont exploitées.

Prochaine étape : la vidéo, avec l'essor de réseaux de type Vine (lire notre article). "On y trouve de plus en plus de contenus de bonne qualité, nous sommes en train de regarder ce qu'on pourrait faire avec. Nous avons déjà eu des demandes de la part de nos clients."

Benoit Zante

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