envoyée le Lundi
09/07/18
Lara

10 astuces pour instagrammer son marketing

Quoi ?
Un tuto pour devenir instantanément le king (ou la reine Elisabeth) d’Instagram.

Pourquoi ?
Avec ses 500 millions d’utilisateurs actifs par mois, dont 300 millions tous les jours, Instagram est devenu le réseau social incontournable pour partager images et vidéos. 95 millions de publications sont mises en ligne chaque jour, générant quotidiennement 4,2 milliards de « like ».

Comment ?

1. Commencer par un peu de vocabulaire 

Rien de sorcier dans l’application Instagram, elle s’organise depuis 6 ans autour d’une tap-bar (un menu horizontal) à cinq onglets. Tout à gauche, le « feed » (icône maison) et son flux de publications des personnes que vous suivez. Tout à droite votre profil et vos photos. « Explorer » (la loupe) met en avant les publications de la communauté Instagram. A l’origine, on y admirait les plus populaires. Depuis l’an dernier, les recommandations sont personnalisées selon vos abonnements, votre profil, vos hashtags mais aussi votre comportement de navigation et d’interactions dans l’application (votre notre article à ce sujet). L’onglet « coeur » centralise vos notifications et au centre, la caméra est la porte d’entrée de l’édition et publication de photos et vidéos.

Instagram ress22. Sublimer ses photos « avec authenticité »

A ses débuts,  le succès d’Instagram tient à ses filtres « polaroid ». Ils surfent sur la nostalgie des clichés instantanés carrés des 70s, mais maquillent surtout la résolution médiocre des photos prises avec les smartphones de l’époque. Aujourd’hui, le format carré n’est plus obligatoire et les couleurs artificielles des filtres Amaro, Valencia ou Mayfair ne sont plus au goût du jour. L’authenticité a son hashtag #nofilter, mais les instagrammeurs vedettes vous conseilleront tous quand même une triche par petites touches.

Quelques ajustements de la luminosité, des contrastes ou de la saturation des couleurs font des miracles : les photos lumineuses et bien contrastées récoltent 24% plus de likes que les images foncées, selon une étude Curalate de 2015. Pour les perfectionnistes, l’application SnapSeed de Google offre un éventail de fonctionnalités pour des retouches photos express.

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3. Télécharger les applis-filles complémentaires 

Les accros des collages et des effets waouh s’équipent d’applications complémentaires. Instagram a d’ailleurs développé sa propre librairie d’applications maison : Layout offre la possibilité d’assembler jusqu’à neuf photos pour créer des montages. Hyperlapse permet d’accélérer une vidéo jusqu’à 12 fois pour obtenir un film accéléré d’un beau coucher de soleil par exemple. Enfin la petite dernière, Boomerang, date d’octobre 2015 et surfe sur la tendance des gifs. Les vidéos sont jouées en boucles à l’endroit puis à l’envers.

4. Miser sur la vidéo 

Depuis le début 2016 les vidéos ont pris une importance grandissante (voir notre article à ce sujet). La durée maximale autorisée est passée de 15 à 60 secondes et le temps des vidéos vues sur Instagram a augmenté de 150% en 6 mois. Depuis juillet 2016, Instagram déploie un format de chaîne vidéo, sur la page Explorer. Sur le même principe que la recommandation de publications photos, le flux  agrège les vidéos susceptibles de vous intéresser. L’application a déjà testé des chaînes événementielles sur des sujets comme les JO de Rio, le festival du film à Cannes, Coachella, Halloween ou le Nouvel An. Pour optimiser leur impact, elles doivent être pensées avec et sans le son, et veiller à l’effet d’une visualisation en boucle.

5. Doser subtilement les hashtags

Cliquables, les hashtags jouent un rôle important dans le référencement des publications auprès de la communauté Instagram. Certains sont devenus des institutions : #tbt pour « ThrowbackThursday » et les photos souvenirs, #sundayfunday le dimanche, #ootd pour « Outfit of the Day » chez les fashionistas, #latergram pour les photos publiées à posteriori ou encore #fromwhereistand pour les photos de pieds.

Certains hashtags sont devenus les étendards de communautés de passionnés : #igersparis (communautés des instagrammeurs de Paris), #streetart, #architecturelovers, #nopainnogain pour les sportifs ou encore #glutenfree et #vegan pour les paparazzis des assiettes. Les emojis sont aussi recommandés pour décrire avec humour et légèreté les publications. Les moins inspirés peuvent s’en remettre à Emojini, le génie des Emoji créé par Curalate.

D’après cette infographie de Buzzoid, pour maximiser l’engagement 2 ou 3 hashtags bien choisis valent mieux qu’une dizaine. Taguer la localisation de la photo augmente en revanche significativement l’engagement.

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6. Lancer son propre hashtag de marque

Voir ses fans et clients intégrer d’eux-mêmes les marques à leurs publications est l’accomplissement suprême  sur Instagram. Les marques de mode, de luxe et de lifestyle s’en sortent le mieux. A titre d’exemple, le hashtag #nike est mentionné plus de 45 millions de fois, #Chanel, 44 millions. Les mots-dièses sont devenus des actifs que certaines marques déposent à l’INPI. Ils sont techniquement des marqueurs de métadonnées, qui d’un clic regroupent tous les contenus tagués sous la même étiquette.

L’avantage d’Instagram : la positive-attitude qu’aiment tant les annonceurs et les agences média. Une récente étude de Chute a montré que les publications visuelles sur l’application ont quatre fois plus de chance d’être positives qu’un tweet composé de texte. Les concours-photos sont utiles pour stimuler l’utilisation des hashtags et obtenir les contenus flatteurs recherchés.

7. Mettre en place un « Business profile » 

Créer le compte d’une marque ou d’un individu réclame une stratégie éditoriale, avec des publications fréquentes et régulières, une familiarité avec son public et un style visuel identifié.

Gratuit, le compte pro intègre un bouton contact lié à un numéro de téléphone ou un email. Il donne aussi accès à la plateforme publicitaire d’Instagram ainsi qu’à des analytics sur l’audience du compte et la performance des publications.

Les formats publicitaires sur Instagram sont natifs : il suffit de  choisir un post déjà publié et d’y ajouter un bouton. Le ciblage peut être effectué manuellement ou automatiquement par Instagram. Les audiences sont créées à partir des données du profil Facebook de l’utilisateur (âge, sexe, localisation) mais aussi des centres d’intérêts collectés à la fois sur Facebook et Instagram.

8. Enrichir ses pages produit

En France, Eram organise chaque semaine le concours de la meilleure photo mentionant @eram_shoes et le hashtag #MyEramTouch en offrant un bon d’achat au gagnant de la semaine. Les images sont collectées et intégrées aux pages produits et sur la page communautaire #MyEramTouch. Aux Etats-Unis, Rebecca Minkoff (votre notre article à ce sujet) a collecté plus de 10 000 visuels auprès de ses clients en l’espace de 3 mois et augmenté ainsi le temps passé sur son site e-commerce de 11%.

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9. Utiliser les publications de sa communauté pour faire de la publicité  

Avec son hashtag #MagnumLDN, la marque de bâtonnets glacés a récolté les photos postées par ses clients à l’ouverture de son pop-up store « Pleasure Store » et six d’entre elles ont été utilisées dans le cadre d’une campagne publicitaire sur Facebook menée avec Olapic. L’expérience a montré les performances de ces visuels étaient supérieure à celles des contenus produits par la marque.

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Dans la même veine, au printemps 2016, Menlook a fait appel à cinq Instagrammeurs pour réaliser son spot TV. La publicité montre leurs « flatlays » (arrangements de produits façon « nature morte 2.0 », vus du dessus) au format carré. En l’espace de deux semaines, les visites vers le site ont augmenté de 21%, et le nombre d’abonnés, de 100% (gain de 16 600 followers).

10. Nouer des alliances avec les influenceurs 

Ici comme ailleurs, les vrais rois du réseau social sont les influenceurs. Ils excellent dans l’animation de leur compte Instagram et de leur communauté de fans, et sont devenus des experts de l’esthétique Instagram. Les collaborations prennent différentes formes: une recommandation de produit, de la création de contenus, l’organisation d’un concours, une intégration de la marque à l’univers Instagram de l’influencer… Constantin Papakonstantinou, Global Digital Director de L’Oréal Paris insiste sur la valeur authenticité qu’apportent les influenceurs. « On a fait l’exercice : si je prends la photo avec mon iPhone, le taux d’engagement est deux fois plus important que la même photo prise par un photographe. » (votre notre article à ce sujet) En France, l’encadrement est plus flou qu’en Grande-Bretagne,  où la mention #spo (pour sponsorisé) est obligatoire sur les publications qui incluent une contre-partie, que ce soit un échange de visibilité, des cadeaux (plafonnés) ou une rémunération. Pour l’acquisition de nouveaux abonnés, les marques pratiquent aussi les « takeovers » et invitent des influenceurs à prendre ponctuellement les commandes de leur compte.

Bonus trendsetter : Passer de l’instantané à l’éphémère dans les stories 

Depuis l’été 2016, Instagram prend le virage des publications éphémères avec ses stories, des photos ou vidéos d’une durée de vie de 24h, que l’on poste dans une rubrique dédiée qui ressemble beaucoup à Snapchat.

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https://vimeo.com/179495901

Monelle Barthélemy

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