Newsletter du Lundi
08/07/19

Paru dans la newsletter du

Google dans les villes : l’atelier Saint-Etienne

Qui ?

Sébastien Missoffe, Vice President et Directeur Général de Google France.

Quoi ?

PetitWeb était invité à l'ouverture du quatrième et dernier "Atelier numérique" de Google à Saint-Etienne, un projet qui lui tient à coeur.

Comment ?

Pour le public, Internet est synonyme de Google, et inversement. Du coup, l'entreprise française ("Ne nous appelez plus plateforme, on s'appelle Google" précise Sébastien Missoffe) a choisi d'aller à la rencontre de ceux qui ont du mal avec Internet, avec  des ateliers, ouverts six jours sur 7, dans quatre villes en région (outre Saint-Etienne, Rennes, Montpellier, et Nancy). Un investissement significatif, dont le montant n'est pas révélé. "Nous préférons mettre l'accent sur les objectifs que sur les moyens", explique Sébastien Missoffe, le Dg de Google en France. Depuis un an, à Rennes, 18 500 personnes ont été accompagnées (50 % de femmes). Interrogées par la plateforme Ipsos, 1 100 personnes ont déclaré avoir trouvé un un emploi grâce à cette formation (des sessions individuelles ou en groupe). En trois ans, au travers de ces quatre villes mais aussi des coachs volants envoyés ailleurs (y compris en région parisienne), 100 000 personnes seront formées. Pour donner une idée de l'importance du projet pour Google France, sachez seulement que Raphaël Goumain, le directeur marketing y consacre 25 % de son temps... En retour, les ateliers permettent de collecter de précieux insights. "Pour le lancement de Google Jobs, les Ateliers nous ont fait mieux percevoir la peur des intitulés de métiers illégaux. Nous avons donc ajouté le flag 'illégal'."

Google est allé à la rencontre de ses utilisateurs en 2017, avec un tour de France de 100 villes en 2 jours. "A chaque fois, cela a suscité beaucoup de curiosité. Si on voulait avoir un impact, il fallait rester plus longtemps, avoir une présence pérenne".

"Ailleurs dans le monde Google a déjà ouvert des lieux de ce type, mais en ciblant les TPE, les Ateliers en France ont une démarche plus grand public. Car il y a un paradoxe français. Nous sommes 96 % à acheter en ligne, mais 16 % des PME seulement vendent en ligne, deux tiers des patrons de PME n'ont pas d'agenda digital". Les Ateliers aident donc les petits commerçants à vaincre leur peur du digital, mais aussi, les individus à trouver du travail. Mais revenons à Saint-Etienne : la ville a été sélectionnée parmi d'autres pour son implication et son nouveau positionnement : la cité industrielle est devenue ville du design. En partenariat avec Lyon, elle croit fortement à son avenir digital. L'atelier (design : Magic Garden) est un hub, celui de Saint Etienne compte 70 partenaires, (100 partenaires à Rennes), des cabinets d'avocats à Pôle emploi, de  prestataires de référencement en passant par des association du 3ème âge. Une dizaine de permanents s'occupent de la programmation et de l'animation des lieux.

Le jour J, affichage sauvage et tracts de l'association Serenicity interrogent sur l'évasion fiscale, la collecte de données et la concurrence déloyale. La poignée d'opposant distribue ses tracts, campée devant l'Atelier. Mais ne rentre pas dans la salle. Ce type de contestation intervient à chaque ouverture. Et pousse l'entreprise à beaucoup de prudence dans sa communication autour des ateliers. Alors que le public plébiscite les engagements RSE des marques, Google ne prévoit pas de campagne de publicité pour présenter ces initiatives au travers des gens qu'elles aident. Pour Sébastien Missoffe "C'est un débat philosophique de savoir si ce genre de mission doit être menée par le service public. Nous croyons au dialogue entre utilisateurs, marques et élus, pour trouver des solutions ensemble. Nous croyons à la collaboration public/privé. Pour ce qui nous concerne, cela rentre dans notre mission de rendre l'information utile et accessible à tous". Et pour répondre à la question du tract "Serais-tu d'accord de confier toute l'éducation culinaire de tes enfants à Mac Donald's ? ", Raphaël Goumain souligne que les solutions présentées émanent à 50 % de Google, et à 50 % de ses concurrents. "Nous en sommes fiers. C'est aussi avec cela que nous avons gagné la confiance des acteurs publics, Pôle Emploi, chambres de commerce et des Universités."
Un an plus tard, quelle a été la plus grande surprise ? " L'importance de la confiance en soi. La formation vedette s'appelle : "Je suis remarquable".

 

 

 

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