envoyée le Lundi
09/07/18
Lara

De Paris à Metz, comment BPCE se rapproche des start-up

Qui ?
Frédéric Champion, Directeur de l’Open Innovation du Groupe BPCE, Florence Delmas, Digital Champion Caisse d’Epargne Lorraine-Champagne-Ardenne et Philippe Héniaux, Directeur de TCRM-Blida.

Quoi ?
Un entretien à l’occasion de #GEN, l’événement numérique de la région Grand Est, suivi d’une visite du tiers-lieu TCRM-Blida, à Metz.

Comment ? 

Avec un plan d’investissement de 750 millions d’euros sur quatre ans, le groupe BPCE accélère sa transformation numérique. L’objectif : se rapprocher des écosystèmes innovants, mais aussi nouer des relations commerciales avec les start-up. En charge de l’open innovation, Frédéric Champion développe ainsi une plateforme de collaboration, avec un fort ancrage local. « Chaque région regorge de pépites et nous désirons développer une relation client / fournisseurs avec elles » explique-t-il.

Pour faciliter la collaboration, un « start-up pass » a été lancé en mars 2017 (lire notre article à ce sujet). Du sourcing à la contractualisation, le groupe a réinventé ses procédures. Il s’engage notamment à payer sous 20 jours et garantit le respect de la propriété intellectuelle des jeunes pousses. D’ici à 2020, 100% des appels d’offres seront ouverts aux start-up, soit un volume d’achat de 3,8 millions d’euros par an. BPCE n’est ni dans une logique d’acquisition ni dans une logique d’exclusivité. « Le start-up pass va devenir un label de confiance qui incitera d’autres entreprises à collaborer localement. »

L’équipe open innovation s’engage à répondre sous 15 jours aux sollicitations reçue sur la boite e-mail ouverte en mars dernier pour servir de guichet unique. Elle en a déjà reçu 150 en 6 mois. Quelques expérimentations ont déjà vu le jour, avec Datadome ou Serendp Tech dans le domaine de la cybersécurité. Son périmètre ? La fintech, l’intelligence artificielle, la data, les objets connectés et les outils au service des collaborateurs. « Nous nous penchons aussi sur le réenchantement de la relation client et la green tech » ajoute Frédéric Champion.

Des agences ont ainsi expérimenté RogerVoice, qui retranscrit les messages vocaux en e-mails avec des émojis pour les personnes malentendantes. Tous les projets testés ont vocation à être déployés à grande échelle.

« Les start-up nous aident à développer de meilleurs services. C’est aussi un enjeu d’image et de transformation interne, car ces nouveaux modes de collaboration nous obligent à nous transformer. Certains projets nous aident aussi à rationaliser nos coûts ». Par exemple, la « greentech » pourrait aider BPCE à diminuer le coût d’exploitation de ses agences de 15%. « Nous travaillons avec Deepki sur l’analyse bigdata de nos factures afin d’identifier des points anormaux de nos consommations et avec Ubigreen et Deltadore sur le pilotage de la performance énergétique, notamment grâce aux objets connectés ».

Fin 2016, à Paris Toulouse et Aix, des centres d’expérimentation et de prototypage, baptisés 89C3, accueillent des équipes de développements agiles qui réalisent des produits et services. Le prochain ouvrira à Metz en décembre 2017.

89C3 s’installera dans le tiers-lieu de TCRM-Blida  que BPCE co-finance avec la ville, la métropole et la région Grand Est, mais aussi la Caisse des Dépôts. La rénovation du nouveau bâtiment Totem de Lor’n’tech (le pôle FrenchTech du Grand Est qui regroupe les villes de Metz, Nancy, Thionville et Epinal)  s’élève à 12 millions d’euros.

Au menu, 27 000 m2 d’espaces de travail et d’échange à horizon 2020 avec l’an prochain l’ouverture d’une « halle des start-up » de 2000 m2 dans les anciens abattoirs. Philippe Héniaux, Directeur de TCRM Blida explique : « Elle s’appellera Station M, en clin d’oeil au projet de Xavier Niel, mais notre modèle à nous c’est le tiers-lieu de Boston, nous voulons être une ville d’art et de tech à la fois ». A cinq minutes à pied du centre de Metz, un lieu sur mesure pour les entrepreneurs LornTech, attirés par les avantages fiscaux du Luxembourg voisin.

TCRM

Une quinzaine de collaborateurs du groupe bancaire viendra s’installer dans un espace dédié, au milieu des fablab, des bureaux des start-up et des poules qui picorent dans le jardin de la cantine. « Nous animerons aussi des événements du digital et des ateliers de co-création avec les collaborateurs du groupe » ajoute Florence Delmas, Digital Champion de la Caisse d’Epargne Lorraine Champagne-Ardenne.

A l’étage, un guichet « Néobusiness » est ouvert. La stratégie « 360° » du groupe englobe la collaboration mais aussi une offre bancaire dédiée aux start-up portée par la Caisse d’Epargne. Le groupe ouvre aussi progressivement ses données et ses API. « Nous voulons anticiper le marché et éviter d’être court-circuités par des acteurs comme Stripe qui proposent des solutions de paiement pour les start-up. »

Monelle Barthélemy 

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