Newsletter du Lundi
12/11/19

Paru dans la newsletter du

Portabilité des données : la distribution s’en mêle

 Qui ?

Emilie Chalvignac, directrice des opérations de l'Institut du commerce, Julien Masanes, GSI, Ronan Sobaga, responsable innovation retail Picom, Flore Gonzalez Suescun (en photo), Manager - Digital Transformation chez Atos Consulting, et Olivier Dion, Pdg Onecub, avec de nombreux autres intervenants.

Quoi ? 

Une matinée, organisée par les personnes ci dessus,  consacrée à l'usage de portabilité des données au domaine du Retail.

Comment ?

L'article 2.0 du RGPD impose la portabilité des données, à la demande de l'utilisateur final. Et ça change tout (cf. notre article ici). Eric Bothorel, député LREM de la 5ème circonscription des Côtes-d'Armor, Assemblée Nationale, Co-Président du GE AssNat Economie de la donnée, Connaissance et IA a rappelé que Cédric O. avait deux sujets prioritaires à son agenda : l'identité numérique, et la portabilité et l'interopérabilité des systèmes.

Mehdi Medjaoui  fait de la portabilité des données une véritable arme de guerre. Il a présenté jeudi dernier ALIAS (boîte à outils RGPD open-source), son APisation et sa tokenisation des contrats, permettant de transformer une autorisation en une pratique révolutionnaire.

Flore Gonzalez Suescun, Manager spécialisée RGPD, Atos Consulting a souligné que cette portabilité des données était la caractéristique la plus innovante du règlement européen. L'utilisateur a le droit de recevoir ses données et de les transmettre, de manière directe quand c'est techniquement possible. Les données concernées ? Celles fournies par la personne dans le cadre d'un consentement ou d'un contrat, mais aussi celles générées par son activité : carte de fidélité dans le retail, historique d'activité au sein d'une application... Atos partage avec Onecub et GS1 une vision de la portabilité qui crée de la valeur pour les entreprises. "C'est la fin des silos de données...".

Onecub présente un premier cas d'usage entre Air France et Uber. Air France fait payer à Uber l'accès aux données personnelles de ses clients, et l'utilisateur final commande un véhicule qui s'adapte automatiquement à la prise en charge des vols.
Comment les entreprises doivent elles transmettre les données ? Trois possibilités :

1. La transmission directe, sur des docs Excel
2. Des API's multiples entre les différents services
3. Des PIMS, outils de portabilité conçus par des sociétés comme Onecub, avec l'individu au centre de la portabilité des données et la distribution

Adeline Brenne, Product Owner, Valiuz/ZTP, filiale du groupe Mulliez qui met en commun les données clients des différentes enseignes, définit un pré-requis à la portabilité : rendre interopérables les systèmes d'info et les données des distributeurs au sein de l'AFM tels Auchan, Kiabi, Boulanger, Leroy-Merlin, et les rendre  exploitables par tous. Mais encore faut-il que le référentiel produit soit unifié ! Les premiers cas d'usage au sein du groupe Mulliez : exporter son plan 3D KoziKaza vers son compte et pré-remplir son panier Leroy Merlin. Ou encore, l' inscription à la course Braderie Lille via son compte Décathlon.


Quelles sont les conditions de mise en œuvre ?
La démarche européenne a été présentée à la conférence MyData à Helsinki en septembre dernier.Les GAFA ont déjà proposé leur propre standard, le Data Transfer Project. L'objectif anewgovernance.org ? Avec tous les acteurs, coordonner les initiatives, et faire émerger des standards dans une approche collaborative, réduire les coûts pour tous les acteurs en créant de la valeur, des usages. Stéphane Cren, Head of Innovation, GS1, est le père de CodeOnlineFood : une base de données information produits partagée par tous les acteurs. Julien Masanès, de Mnesic, a présenté  ProductChain : une  base de données information produits en opendata et  blockchain .

Beaucoup de perspectives de développement pour les marques et les distributeurs... Pour peu qu'elles changent de mentalité. Un distributeur présent dans la salle s'est demandé si ces usages correspondaient aux dédises des consommateurs. Bertrand Billoud, VP Communication de Kisio Digital, filiale du Groupe Keolis, leader mondial de la mobilité partagée,  lui répond : "Il faut arrêter de penser de cette manière. Les plateformes ne demandent pas l'avis des utilisateurs, elles imaginent des services, qui trouvent leur public". Autre enjeu crucial, le SSO : l'état ne mise pas vraiment sur France Connect pour donner à facebook Connect une alternative...Finalement, l'enjeu de l'open data et de la portabilité des données est avant tout un enjeu de transformation culturelle.

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