Newsletter du Lundi
11/01/21

Paru dans la newsletter du

Etude de cas : le live shopping de Carrefour

Qui ?
Thomas Rudelle, global digital marketing Director de Carrefour et Sergine Dupuy, co dirigeante de Redpill.

Quoi ?
Le bilan chiffré du live shopping mené avec Quidol .

Comment ? 

L'opération s'est montée en deux semaines :  les 27 novembre, le 2 décembre et le 5 décembre, à 18 h 30, Carrefour menait trois sessions de live shopping avec Quidol, la société de Redpill spécialisée dans les plateformes de divertissement live (un replay ici).  L'opération menée par des animateurs associe aussi les enfants, concernés au premier chef puisque ce live est dédié à la vente de jouets.

 "Depuis trois ans, nous avions des émissions sur Quidol  pour notre audience , on proposait des blind test et la plateforme a aussi servi en marque blanche pour créer des médias pour  M6 et Webedia.Mais c'est la première fois que nous le mettons au service des E commerce. Le procédé rend chaleureux un processus d'achat qui est sinon un peu froid" explique Sergine Dupuy. Le live shopping a fait se preuves en Asie, notamment pour la mode, les bijoux ou la maison. "Nous avons monté l'oéparyion en deux semaines, c'était aussi une manière de refaire notre handicap sur la vente de jouets "non indispensables" .  La formule a fait se preuves en Asie et depuis peu aux Etats Unis, mais nous ne nous étions pas donné d'objectifs chiffrés." explique Thomas Rudelle. Résultats de ce
coup d'essai ? Carrefour a promu l'opération sur son site, avec des push notifications, en CRM  et  le trailer avec les animateurs a été diffusé en pub sur Facebook.  Redpill estimait à 5 000 le public de chaque live. Il a été trois fois plus nombreux. En moyenne, il y a eu 15 000 personnes connectées. Mais 9 000 samedi, en plein black friday (pour Sergine Dupuy, il s'agissait aussi du show le plus abouti). Un très bon score :  "De manière générale, su Youtube, Instagram ou Switch, il est rare d'atteindre ces scores." Leroy Merlin a ainsi confié son live à un grand influencer et culminé à 10 000 personnes.
Et la transformation en vente ? "Elle est de plusieurs dizaines de milliers d'euros par opération" confie Thomas Rudelle, global digital marketing Director de Carrefour.

Après coup, comment Carrefour envisage-il ce type d'opérations ? "On le voit comme une version digitale du catalogue produit. Pendant le premier confinement, nous avons poussé 1 million de catalogues sur Facebook Messenger. Mais c'est très peu par rapport aux catalogues papier. Nous travaillons actuellement sur un mix marketing pour se substituer si nécessaire au catalogue papier- pour l'instant, nous ne sommes pas prêts à nous couper de ce levier. Mais nous travaillons sur un mix de solutions, et le live en fait clairement partie".

En effet, le distributeur doit se tenir prêt, au cas où : Sao Polo  a interdit les catalogues papiers, et le groupe a tout basculé sur WhatsApp. Alors qu el'appli propose de consulter le solde bancaire, les cartes cadeaux ou les services, 56 % des usages sont concentrés sur le catalogue.

Les deux confinements ont conduit le distributeur à tester tous azimuts. Live, Messenger, mais aussi simple commande par téléphone pour aider les personnes âgées à commander les paniers.

La digitalisation croissante du distributeur accentue aussi ses investissements chez Google ou Facebook. Mais les différents problèmes (safety, mesure d'efficacité) ne laissent pas Carrefour indifférent. "On travaille avec tout l émonde, mais on essaie de ne pas être dépendants. Il faut à la fois être pragmatique, nous avons des budgets à tenir, mais ne pas mettre nos oeufs dans le même panier. Par exemple, quand Google nous propose des études, parfois, nous considérons que le sujet est intéressant, mais nous la menons en interne."

 

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