Newsletter du Lundi
22/10/18

Paru dans la newsletter du

Comment Google Shopping met ses concurrents en réanimation artificielle

Bruna Bulot

Le point de vue de : Bruna Bulot

Consulting manager, fifty-five

Qui ?

Bruna Bulot (en photo), Consulting Manager, Julien Boudreau, Media Trading Expert chez fifty-five.

Quoi ?

[Article partenaire] Le point sur les efforts accomplis par Google pour ressusciter les concurrents de Google Shopping.

Comment ?


 

Créé en 2012, Google Shopping permet aux annonceurs de promouvoir leurs produits au sein des résultats de recherche Google. Cette solution fait apparaître des encarts publicitaires illustrés qui reposent sur une combinaison d'enchères payées par les annonceurs et de critères de ciblage (tels que les mots-clés recherchés ou l'historique de navigation).

Suite aux sanctions, Google fait évoluer son service Google Shopping

Après avoir écopé d’une amende record en Europe de 2,4 milliards d’euros pour abus de position dominante, Google a ouvert son service Shopping à l’affichage d’annonces d’autres comparateurs de prix.

Début 2018, Kelkoo - l’un des plus importants comparateurs européens - estime que Google conserve encore 99 % de visibilité. Un article des Echos de la semaine dernière décrit en détail comment la plateforme a étouffé la concurrence dans ce secteur. Pour éviter de nouvelles sanctions, Google a créé une liste de comparateurs partenaires (ou CSS, pour Comparison Shopping Services). Pas de différence entre un CSS partenaire ou Google Shopping : leurs annonces s’affichent au sein du même espace et le format publicitaire est identique, ils transitent de la même manière via les comptes GMC (Google Merchant Center) existants.

Google s'applique une amende de 20 % !

Première mesure instaurée par Google : le géant de Mountain View pénalise lui-même le montant de ses enchères en appliquant une marge additionnelle de 20 % . L'utilisation d’un CSS externe permet d’économiser 20 % sur les CPC (source : Econsultancy). Avec une remise d'investissement sous forme de crédit Google Ads, les annonceurs peuvent économiser jusqu’à 50 % de leurs investissements. Cela pourrait  encourager les marques à sauter le pas et faire transiter leurs investissements via des CSS partenaires plutôt que celui de Google. Et, in fine, augmenter la visibilité des CSS alternatifs sur Google Shopping.

A savoir avant de migrer  

Mieux vaut opter pour un CSS de confiance (Kelkoo Twenga, LeGuide par exemple), au risque de mettre en péril son activité shopping en cas de problème avec un intermédiaire peu fiable. En outre, ce chantier technique nécessite un fort degré d'implication du côté des annonceurs, des agences, et des CSS. Enfin, personne ne connait la date de péremption de cette opportunité : une fois la part de trafic et de visibilité des CSS sur Google Shopping jugée suffisante par la Communauté Européenne, Google pourrait couper ces avantages.

Bruna Bulot, Julien Boudreau

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