Newsletter du Lundi
08/07/19

Paru le

Quand Google se rêve en nouveau mécène du monde de l’art

Qui ?
Amit Sood et Duncan Osborn, Google Cultural Institute.

Quoi ?
Une présentation des ambitions de Google dans le champ culturel, sur la grande scène LeWeb14.

Comment ?

En profitant des 20% de temps attribué par Google à ses employés pour qu'ils puissent se concentrer sur leurs propres projets, certains d'entre eux se sont penchés sur la question culturelle. Trois questions principales se sont posées, explique Amit Sood, à commencer par le problème de l'accès, qui devrait être rendu possible "pour tout le monde, n'importe où, n'importe quand et à n'importe quel contenu". Mais la question de l'attention subsiste, même dans le domaine artistique : comment faire d'une oeuvre un contenu plus intéressant que celui du voisin, comment faire en sorte qu'elle attire et retienne l'utilisateur ? Enfin, Amit Sood croit en l'importance du networking, car "plus il y a e liens entre musées, artistes et autres galeries, plus le monde culturel s'ouvre".

Et si Google ne peut apporter l'expérience physique vécue dans un musée, il semble bien décidé à la remplacer par un accès maximum, "à toutes les formes d'art, à toutes les formes de culture". Le petit bonhomme jaune de Google Maps peut donc désormais se matérialiser à l'intérieur des hauts lieux de culture, comme l'Opéra Garnier. Scène, public, coursives et réserves où sont entreposées tous les costumes, tout y passe, tout est visible depuis un écran d'ordinateur. Google Cultural Institute permet d'en voir encore "plus" que dans la réalité, en version numérique : même la fresque de Chagall, au plafond de l'Opéra, visible de loin dans la réalité, est accessible en haute définition grâce à Google, donnant accès à un niveau de détail inhabituel.

Duncan Osborn renchérit en présentant les applications mobiles qui permettraient des expériences augmentées, apportant au spectateur le contexte qui lui manque lorsque il se balade simplement dans les allées de son musée. Les deux représentants de Google en profitent pour annoncer le lancement d'une plateforme pour la création d'applications personnalisable et gratuite à destination des musées. Avec, dans un premier temps, quatre lieux parisiens dont la Monnaie de Paris. En parallèle, deux autres innovations sont présentées : le catalogue d'oeuvres qu'il est possible de charger sur Chromecast - une fois celle-ci projetées sur l'écran TV, il reste possible d'obtenir de nouvelles informations via son smartphone - et le cardboard, grande attraction de cette édition du Web, des lunettes en carton imaginées par des ingénieurs français, qui permettent de transformer son smartphone en outil d'immersion 3D, en trois minutes : une version low tech du couteux Oculus Rift.

Mathilde Saliou

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