Newsletter du Lundi
12/11/19

Paru dans la newsletter du

Pourquoi le QR Code renait, 15 ans après…

Qui ?

Stéphane Distinguin Pdg de Fabernovel.

Quoi ?

Le grand retour du QR Code, prononcé par l'un de ses pionniers.

Comment ?

Si vous avez raté l’antiquité mobile, en 2004, trois ans avant l’iPhone, au Japon, les codes barres 2D sont partout. Les magazines et leurs petites annonces sont rendus interactifs avec ces codes. C’est l’âge d’or de l’écosystème i-mode de NTT DoCoMo. Un modèle génial, tout y était. Mais une invention d’opérateur : la qualité d’expérience allait, avec la 3G, se concentrer sur le terminal. Nous y sommes encore…

A l'époque, nous étions quelques-uns à croire éperdument au modèle et ses capacités : interface physique / virtuelle, e-commerce, jeux en réalité alternée, transactions (premiers achats de billets avec notre start-up Digitick matérialisés sur de minis écrans noir et blanc par ces codes barres...). La techno était magique, d’autant qu'à cet âge reculé, les claviers n’avaient que 15 touches au mieux. Imaginez la gymnastique pour taper une URL ou une recherche ! Nous étions connectibles mais sans interface adaptée. C’était ça, la promesse du code barre 2D.
En Corée en 2004, on nous propose même la licence pour l’Europe d’une technologie de codes... 3D ! On y ajoute la couleur, on peut en faire des images. Avec cette technologie, on peut même obtenir une chanson au format MP3, sans téléchargement, en prenant une photo et la convertissant en fichier son.

Fast forward. Quinze ans - dont onze d’Iphone - plus tard, WeChat en Chine et les nouveaux venus de la mobilité à la demande (vélos et trottinettes) y ont recours pour rendre leur service  « sans friction »... Depuis 2017, le QR Code est en natif sur les iPhone. La grammaire est désormais pratiquée et comprise par tous et les soucis techniques (luminosité, qualité de l’appareil photo, richesse et profondeur des services…) sont de lointains souvenirs.

Ce qui est nouveau, enfin, c’est le free floating, la nécessité de lier une personne et un objet, partout, n’importe quand. Velib et Autolib avaient des bornes comme interfaces, ces services étaient pensés comme des objets de mobilier urbain. Ce qui est nouveau aussi, c’est WeChat,  une « super app », un écosystème intégré, non plus - attention nouveau paradigme ! - par un fabricant de smartphone ou un éditeur de logiciel mais bien par une plateforme (voir notre étude annuelle ici). C’était le rêve de Facebook, WeChat l’a fait.


Stéphane Distinguin 

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