Newsletter du Lundi
30/01/23

Paru dans la newsletter du

Nicolas Bordas envoie une cigogne à X. Niel et R. Saadé

Qui ?
Nicolas Bordas, vice président international de TBWA ww et auteur du livre l'idée qui tue, dont la nouvelle version est sortie en décembre (ici).

Quoi ?
Une interview  sur une idée qui tue : construire le Twitter européen, issue d'une interview et affinée depuis une semaine. Un défi que Nicolas Bordas souhaiterait voir relever par Xavier Niel.

Comment ? 

Comment vous est venu cette idée ?
Depuis sa reprise par Elon Musk, je constate que toutes les semaines, des personnes qui produisaient une information très utile désertent le réseau. Et Mastodon ne fait pas figure d'alternative. Je suis un orphelin de Twitter. Mais mes clients aussi. Ainsi, une personne très importante du GIEC me disait que ce serait un drame professionnel si Twitter disparaissait. Twitter n'est pas un réseau de conversation, comme le croit Elon Musk, mais un réseau d'information. Lors d'une interview, à l'occasion de la sortie de la nouvelle version de mon livre de l'idée qui tue,  le journaliste m'a demandait si j'en avais une : et cela m'est donc venu spontanément.

En quoi un Twitter européen est-il une idée qui tue ?
Le contexte est favorable. Beaucoup de personnes veulent quitter Twitter mais sans trouver d'alternative. Elon Musk n'a pas réussi le process de certification, et le réseau semble en panne. Par son comportement, il a perdu la confiance des annonceurs et des usagers. Le contexte est donc favorable. L'idée d'un réseau qui donne 100 % de ses sources est subversive. Tous les profils seront certifiés, via Linkedin, la Poste, les impôts ou les coordonnées bancaires.
Pour réussir cette idée qui tue, il lui faut un porte parole d'envergure. C'est pourquoi j'en appelle à Xavier Niel ou Rodolphe Saadé. Ils ont les moyens de mettre quelques centaines de millions pour réussir enfin à donner à l'Europe un acteur d'internet à envergure mondiale.

Que s'est-il passé après votre interview ?
Elle a eu lieu dimanche. Et lundi, une centaine de personnes m'ont dit 'il faut le faire'. Du coup, cela m'a poussé à aller un cran plus loin, et à créer la marque. Storker est une contraction de "story" et de "speaker". Le symbole de la cigogne qui amène l'enfant est né à l'Est, entre la France et l'Allemagne, et a fait le tour du monde. Sur ce réseau, pour publier, il faut payer, un peu pour les particuliers, et un peu plus pour les entreprises.  Le grand public peut lire gratuitement et commenter en s'identifiant. Chaque "stork" publié doit nécessairement mentionner sa source (un peu comme aujourd'hui on voit le "retweeté par" sur un tweet).

Comment être système prévient-il les fake news et les bots ?
La source peut être l'émetteur lui même : il sera indiqué en petit en bas du "stork" , source : @ nicolasbordas. Un autre Storker : source @ genevievepetit. Un média, une entreprise ou une organisation présentes sur Stork : source @ lemonde, source @ danone , source @ greenpeace. Une source externe non présente sur Storker @ urldelasource (par exemple un site de recherche, une université ou un blog qui pourraient ne pas avoir de compte Storck). Il n'est pas possible d'émettre un "stork" non sourcé. Par défaut, l'émetteur du "stork" est la source, sauf s'il la corrige (autre storker, ou média ou url). C'est ce qui permet de faire la promesse du 100% sourcé : les Storkers qui publient sont des sources, et ils réfèrent leurs publications à d'autres sources (ou bien ils se déclarent eux mêmes comme source). Cela peut permettre de remonter instantanément à la source originelle de toute fake news (d'ou la promesse de la signature "News without Fake"). Du coup, ça ouvre une possibilité de réponse à ta question sur les activistes dans les dictatures. Il leur suffit d'avoir un ami démocrate dans un autre pays qui accepte d'être la source publicatrice du "stork" (en expliquant par exemple qu'il connait personnellement ou qu'il a vérifié personnellement le témoignage de la personne qu'il ne dénonce pas), mais en acceptant, de fait, de devenir lui-même la source de confiance de l'info....Si l'info s'avère infondée, c'est lui qui perdra son crédit ...

Que va-t-il se passer ?
Je suis le promoteur de l'idée, j'ai déposé la marque, et je crée un groupe Storker sur Linkedin. Je vais joindre Thierry Breton, et j'interpelle Xavier Niel et Rodolphe Saadé sur les réseaux sociaux qu'ils fréquentent (Twitter, pour Xavier Niel). La gouvernance est un véritable enjeu. Mon idée est de façonner et faciliter cette idée, car mes clients et moi en avons besoin.

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