Newsletter du Lundi
11/12/23

Paru dans la newsletter du

M. Nouzareth, The Sandbox : « Nous ne voulons pas être le plus gros, mais le plus intéressant »

Qui ?
Mathieu Nouzareth, depuis 3 mois, chief business officer de The sandbox et co-fondateur de Sato , carbon neutral mining.

Quoi ?
Une interview de ce pionnier du jeu mobile, passé depuis deux ans chez The Sandbox.

Comment ?
Mathieu Nouzareth a quitté Fresh Planet en décembre. Il est devenu CBO de The Sandbox, à Londres, après avoir été son dirigeant aux USA, en 2022. Le metavers emploie aujourd'hui 450 personnes, dont 70 en France. Il compte 350 000 utilisateurs actifs depuis septembre 22, et 5 millions de comptes ouvert depuis le lancement. La prochaine session de The Sandbox, (qui pourrait intervenir en début d'année, NDLR), va durer 10 semaines, comme les saisons précédentes.

Que vendez-vous et comment abordez-vous le creux de la vague ? 
Nous vendons des terrains, des éditions limitées et des objets dans les expériences, comme des jeux, des concerts... Qui se rapprochent de ce qui se fait dans le jeu mobile, que je connais bien. Et nous intervenons aussi sur le second marché : la revente des objets et personnages créés. Concernant le creux de la vague, les marques continuent d'investir, même s'il y en a moins. Nous sommes passés d'une situation d'engorgement à une situation de pleine activité.

Les valeurs immobilières dans le metavers sont proches de zéro. Y compris chez vous ? 
Non. The Sandbox est un univers géographique limité, avec 166 000 hectares, il est un plus grand que Londres. Nous avons vendu les deux tiers des terrains et leur valeur fluctue, comme dans le monde réel, en fonction du quartier et du voisinage. Les moins chers valent en ce moment 100 $, les plus chers, à côté de grandes marques ou de stars, 10 000 $. Certains valent plusieurs centaines de miliers de dollars.  Un terrain de 1 hectare (le plus petit) se vend en moyenne près de 500 $ en marché secondaire (OpenSea, par exemple).

Quels changements va impulser  l'IA chez vous ?
Cela va arriver dans les prochains mois, même si l'effet est moins direct que dans d'autres domaines : l'IA se nourrit de contenus préexistants, et crawlables, pas d'univers 3D comme le nôtre. Malgré tout, cela devrait changer le coût de création de décors dans nos univers et permettre de créer à partir de prompts.

Quelles relations allez vous créer avec d'autres metavers? Y aura-t-il des ponts ?
Il faut distinguer deux types de partenaires : Roblox ou Minecraft sont là depuis une quinzaine d'années avec une technologie web 2, sa décentralisation et titres de propriété. On n'est donc pas vraiment dans le même secteur. Decentraland est positionné sur l'interaction, alors que nous sommes positionnés sur le jeu. Mais une des grandes promesses à tenir, c'est la transférabilité des assets. Nous travaillons l'importation et l'exportation de collections de NFT d'univers 2D à 3D.

Que va révéler la prochaine saison en début d'année  ?
Il y aura beaucoup de célébrités et de grandes marques. Il faut bien avoir en tête que la logique diffère entre le web 2 et le Web 3. Le premier cherche toujours davantage d'utilisateurs, qui ne paient pas mais créent des audiences à monétiser. Le second veut attirer des joueurs qui dépensent quelques dizaines de milliers de dollars, autour de leur passion. Nous ne cherchons pas à être le plus grand des métavers, mais le plus intéressant.

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