Newsletter du Lundi
10/02/20

Paru le

Dagobert : « avec Ikube, nous construisons aujourd’hui la saison 2 »

Qui ?
Olivier Debin, président et fondateur de l'agence Dagobert.

Quoi ?
L'annonce d'un projet de rapprochement capitalistique entre Ikube et Dagobert et la présentation du nouveau projet d'entreprise, par un patron qui a pris le parti de communiquer dès la mise en redressement judiciaire de l'agence, début février.

Comment ?

Qui est le nouvel actionnaire pressenti à vos côtés et comment l'avez-vous choisi ?

C'est Ikube, actionnaire principal du groupe GoFast, présent dans la logistique, le transport aérien et le voyage. Ikube souhaite développer une branche d’activité dans la communication. Ce mouvement a été initié avec la création de Res-Publika, une agence de communication spécialisée dans le print. Ikube souhaite construire autour de Dagobert une agence de communication globale à l’ADN digital. Les deux agences se rapprocheraient pour offrir à leurs clients une approche décloisonnée de la communication. Ce qui m'a séduit, c'est de parler à d'autres entrepreneurs, qui n'ont pas la connaissance de nos métiers, mais mettent à notre profit leur expertise de gestion de structures d’envergure.Nous allons en profiter pour réfléchir à notre deuxième génération d'agence, centrée sur la relation marque-client, quel que soit le média.

Est-ce la fin des agences digitales ?

La notion d'agence exclusivement digitale n'aura sans doute plus vraiment de sens demain. Depuis douze ans, chaque innovation technologique ouvrait le champ à des opportunités commerciales. C'est la fin de ce cycle que beaucoup d'agences vivent aujourd'hui. Il s'agit dorénavant de travailler la présence d'une marque quel que soit le support, qu'il soit digital ou non. La relation peut démarrer sur une page de magazine, par un tweet, peu importe.  Hors de France, j'aime beaucoup les agences comme AKQA ou Wieden&Kennedy, qui ont cherché à décloisonner les disciplines.

- Comment se sont passés ces quatre mois, qu'est ce qu'ils vont  appris ?

Nous avons choisi de communiquer pendant cette période et de jouer la carte de la transparence. J'en ai beaucoup appris sur la nature humaine. Je me suis pris quelques bonnes claques dans la figure. Il y a eu un peu plus de turnover que d'habitude. Mais la plupart des collaborateurs a tenu bon. Les clients nous ont fortement soutenus. Et je suis fier d'avoir contribué à sauver cette société et de lui inventer un futur.

- S'il y avait quelque chose que vous ne referiez plus ?

Quand nous avons passé la centaine de salariés, nous avons atteint un plafond de verre. Nous n'étions plus une petite agence, mais nous n'avions pas les moyens d'une grande. Je crois aujourd'hui qu'il ne faut pas chercher à intégrer tous les métiers. Nous allons nous concentrer sur le conseil et la création pour fonctionner avec des agences sœurs pour certains sujets, sur le mode du partenariat. Nous avons construit en treize ans une marque forte. Nous démarrons aujourd'hui notre saison 2.

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