Newsletter du Lundi
28/11/22

Paru le

les indiscrets du 3 octobre 2022

--> La reine Elizabeth avait connu son annus horribilis. Pour le roi Zuck, c'est en 2022. Jason Kint recense ses vicissitudes dans ce tweet.  Facebook a perdu 60 % de sa valeur en Bourse cette année. L'émission 60 minutes de dimanche soir a donné un impact très important aux auditions judiciaires de la Firme aujourd'hui. Et Jason Kint mentionne dans ce thread les 17 procès et recours qui menacent le groupe, y compris au pénal. A lire pour compléter le tour d'horizon juridique de Fayrouze Masmi à Jardins ouverts jardins clos (voir ici).

--> L'artiste belge Ariane Loze a présenté If you did't chose A you will probably chose B au musée Carnavalet. L'oeuvre met en scène l'artiste, qui joue tous les rôles, comme dans ses autres opus. Mais dans ce film, que nous avons pu voir lors de la nuit blanche parisienne, il est question de microciblage et de partage de données. Et sur les bancs devant le film, l'artiste a choisi de mettre en valeur Digipoweracademy , qui permet d'aalyser sa data privée. On suggère à Ariane de se mettre en contact avec Sylvie Delacroix, qui intervenait à Jardins ouverts Jardins clos et présentait le data trust, une autre solution pour sortir du monde orwellien que nous avons construit (voir ici).

--> Les caves se rebiffent, dirait Audiard. Chez les clients de Google, la fronde gronde. Cette semaine, Matthieu Ceccarelli, consultant en marketing digital, vide son sac sur Linkedin (voir ici). "Mais pourquoi tu t'en prends à Google alors que le SEA est ton fonds de commerce ?" Voici une question que l'on m'adresse régulièrement. Mon expertise digitale s'est grandement construite autour du #SEA, canal passionnant car très "data-driven", qui m'a plongé dans une multitude de sujets annexes tels que la mesure de performance, l'attribution, le tracking, etc. J'ai dépensé beaucoup d'argent sur #googleads pour des clients. Ai-je pour autant un dû à l'égard de Google ? Si j'en avais un, mes clients devraient s'inquiéter. Sous prétexte que Google est en situation de monopole dans le #Search, devrais-je pour autant en être un VRP ? Non et c'est fondamental dans la façon dont les annonceurs devraient considérer leurs prestataires. La situation de Google en programmatique,  "C'est comme si Goldman Sachs possédait le New York Stock Exchange". En SEA, avec l'automatisation, c'est encore pire. C'est comme si Goldman Sachs passait en plus les ordres pour ses clients sans forcément communiquer le prix de la transaction. Le SEA représente 2/3 des revenus de Google et il y fait ce qu'il veut sans que cela ne fasse vraiment réagir. Pourtant cela dessert tout l'écosystème avec une concurrence artificiellement gonflée et une bonne dose de "fake it until you make it".  Tout cela pose également le constat d'un renoncement face à un monopole : "On s'adapte car c'est Google et qu'on n'a pas le choix". Une dépendance non-maitrisée face à un acteur qui impose son modèle est une situation qui devrait interpeller. J'espère qu'une réponse commune émergera rapidement en SEA." Et Mathieu finit par une spéciale dédicace qui nous va droit au coeur :  car pour reprendre une phrase lue cette semaine dans la newsletter Petit Web : "Les investissements publicitaires construisent le monde dans lequel nous vivons"

--> C'est un peu l'effet Streisand appliqué aux autorités sanitaires. La Food and Drug Association américaine a dénoncé un challenge sur Tik Tok, incitant le public à cuisiner un poulet au Vicks (le médicament qui soulage le rhume). Mais le challenge n'avait que 5 recherches sur Tik Tok avant l'alerte, et en a reçu 5 000 après ! Du coup, on vous le redit, ce n'est pas une bonne idée de mélanger une médicament à vos recettes du dimanche midi.

 

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