Newsletter du Lundi
10/12/18

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Les indiscrets du 1° octobre

--> Pour intégrer l'IA dans l'entreprise, il faut dé-cloi-son-ner explique Jérôme de Castries, le patron Europe d'Afiniti (cf notre papier de la semaine) : "Le patron des centres d'appels n'a pas de budget. L'IT ne veut pas faire entrer de nouvelles technologies, car il est intéressé sur l'up time, le pourcentage de disponibilité du système. Le commercial voudrait bien, mais ne contrôle pas le centre d'appel, le marketing aime le projet mais n'a pas la main. Quant au département big data, il est déconnecté des besoins du business." Résultat ? Afiniti cible directement les patrons des grands groupes. Vous voulez poursuivre cette réflexion ? Rendez-vous à notre matinée "Commerce meets marketing" du 16 octobre au matin. Demandez votre invitation ici et allez-y avec vos homologues !

--> C'était comment, France Digitale Day, mardi dernier ? Un peu too much. Le musée des arts forains était une belle métaphore de ce grand manège des start-up et des investisseurs européens (4 000 start up présentes), avec ses hauts et ses bas. Pour Tariq Krim, c'est sûr, "dans deux ans, la moitié de ces gens ne seront plus là. La prochaine crise interviendra d'ici à 18 mois. "Les attentes des consommateurs changent. Ceux qui ne prouveront pas une réelle utilité disparaîtront". Le projet de Tariq Krim sera-t-il épargné par cette grande purge qu'il annonce ? Dissident.ai, cette 'boite à outil pour les non-conformistes polis' "est une plateforme de slow tech, comme Muji, mais dans le digital".

--> Too much, mais avec de grands moments. La veille, Chris Barton avait vendu Shazam à Apple 400 M$. L'un des quatre cofondateurs a évoqué la prouesse technologique (une jeune PHD a réalisé l'impossible et la société a levé 7,5M$ avec une démo sur un PC, malgré une période peu propice). Puis le lancement du service, après que des étudiants ont entré l'équivalent de 4 Virgin Megastore dans la base de donnée : "Nous étions la troisième chose que les gens pouvaient faire sur leurs portables, mais ils ne changent pas d'habitude comme ça. Au lieu de millions d'utilisateurs, nous en avons eu...des centaines. Il nous a fallu attendre l'appstore pour que l'usage entre dans les moeurs". La traversée du désert dure 6 ans. La société survit en revendant son activité BtoB de pige radio à BMI, en 2005. "La leçon que j'en tire ? On ne change pas les comportements. Et il faut travailler très dur tous les jours pour s'en sortir".

--> L'info est révélée aujourd'hui : Linkfluence a levé 18 M €, pour accélérer aux Etats-Unis. La société a racheté Scoop.it et Guillaume de Cugis, qui dirigeait cette société de monitoring pour la curation de contenus, devient CEO de Linkfluence. Le rachat rapporte à Linkfluence 50 % de développeurs ne plus, dans un secteur où ils sont très rares. Les 5 millions d'utilisateurs de scoop.it enrichiront les modèles sources de contenu de la société.

--> Nice Matin vient de lancer Kids Matin, pour les enfants, en laissant ses abonnés libres de choisir le prix. "On est en moyenne entre 5 et 6 € par mois, alors qu'on misait sur 2 €" se réjouit Damien Allemand, responsable digital du groupe. En janvier, Le Mas, un espace dédié à l'innovation, ouvrira à l'étage de la rédaction. Cet incubateur, soutenu par le Ministère de la Culture, est situé dans l'ancienne salle de réception, à côté de la rédaction. Il accueillera des start-up media, des solutions technologiques de proximité et un lieu de formation.

--> Eve Arakelian, VP business performance chez Accorhotels, rejoint Chauffeur Privé comme CMO.

--> A l'Erepday de Mulhouse, Nicolas Mouton, responsable de la stratégie média, digital et social media chez la SNCF, a dressé le bilan du social room trois ans après. Une dizaine de personnes traite 3 000 à 5 000 interpellations par jour sur les réseaux sociaux, 7 jours sur 7 de 7 h à 22 h, avec un temps de réponse de 7 à 10 minutes en moyenne. "En 3 ans, on enregistre +250% d'interactions clients dont 80 % de Twitter. C’est devenue un vrai canal normalisé de la relation client".

--> "A terme, nous n'aurons plus besoin d'agriculteurs dans les champs". Julien Waechter, Innovation manager chez le constructeur de machines agricoles Claas, au Grand Est numérique, voit l'agriculteur de demain comme "gestionnaire d’entreprise", avec ses outils logiciels. CEMOS optimise le processus des récoltes, et 365 Farmnet, une suite logicielle, couvre l'intégralité des activités : ration des bêtes, gestion de la flotte (machines), aide à la décision pour l'achat des matières premières, gestion de la vente... Les tracteurs autonomes, testés depuis deux ans en Australie, sont pour 2025 - 2030.

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