Newsletter du Lundi
12/11/19

Paru dans la newsletter du

Comment faire 2 M€ avec des anecdotes ? La recette Artips

Qui ?

Coline Debayle, Fondatrice d'Artips

Quoi ?

Le point sur un groupe qui a fait de l'anecdote le point commun de ses activités.

Comment ?

Artips (Grand prix de l'innovation digitale ID14, ID de bronze dans la catégorie société) n'a pas chômé depuis sa naissance, en 2013 : ce qui avait commencé comme une newsletter d'anecdotes sur l'art s'est décliné en Musiktips (100 000 abonnés), Sciencetips (100 000 abonnés), et depuis janvier 2019, Economitips. La prochaine, Cheftips, devrait être dévolue à la cuisine. Le tout annonce 600 000 abonnés, et un taux d'ouverture entre 60 à 80%. "Avec les réseaux sociaux, 1 million de personnes nous suivent quotidiennement", estime Coline Debayle. Chaque newsletter a des "partenariats contenu", plutôt prestigieux (le CNRS, le CNES et l'INSERM pour Sciencetips, Le Louvre et 250 musées et offices de tourisme pour Artips, l'INSEE, la Cours des comptes pour economitips). Le partenaire achète 5 à 10 anecdotes sur sa thématique, conçues par Artips et publiées dans la newsletter. Le contenu sponsorisé pèse ainsi  environ un tiers de l'éditorial.
L'activité s'est déclinée pour les entreprises, avec Artips Factory : BNP ou EDF ont commandé leurs anecdotes, avec parfois des taux d'ouverture de 80 %. "Pour Saint-Gobain, nous avons travaillé avec des archivistes et exhumé des anecdotes incroyables". Parfois, il faut aller chercher loin les histoires : pour expliquer le "quantitative easing", il a fallu chercher du côté de la couleur de la cravate de Mario Draghi de la BCE. Pour la SNCF, Artips a créé une série sur le sexisme ordinaire.

De l'édition d'entreprise en mode pédagogique à la formation, il n'y a qu'un pas. Coline a aussi réfléchi à l'antiMooc -un Mooc a 5 à 7 % de taux de complétion. Artips lève des fonds (mystère sur le montant et le financier) et crée une plateforme de formats (environ 6 minutes, disponible sur tout type de support) de culture générale. Médiamétrie ou Swisslife proposent ce "yoga pour la tête" à leurs employés. Mais pour la fondatrice d'Artips, ce type d'enseignement a une aussi une motivation très personnelle : "La culture générale, personne n'en parle ouvertement, mais elle discrimine fortement l'accès à certaines fonctions ou écoles. Quand je suis arrivée à Sciences Po Paris de ma province, j'ai ressenti la barrière culturelle, qui a été infranchissable pour d'autres étudiants. Aujourd'hui, Sciences Po ne fait plus passer d'épreuve de culture générale à l'entrée, mais se sert de notre plateforme pendant le cursus."

Chaque module de formation est validé par une institution. Ceux sur le théâtre est ainsi validé par la Comédie Française. Les trois activités, média, brand content et formation forment chacune un tiers de l'activité (2M€ de CA) d'une société qui emploie actuellement 30 personnes.

Le prochain trucide Coline ?  L' école du story telling, qui sera lancée début 2020 pour former les équipes à "raconter des histoires, de manière authentique".

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