Newsletter du Lundi
18/02/19

Paru le

  1. Édito

Charlie Web

Ça a commencé comme ça : des enfants au regard vieux ont massacré des vieux au regard d'enfant. Aujourd'hui, les journalistes de Charlie en plein deuil  se préparent à nous faire rire avec leurs larmes. Pour respirer, la France et ses communautés arthritiques a besoin d'un journal satirique. Des papiers français ont expliqué aux étrangers ce qu'est Charlie : pas, comme l'a cru The Daily Beast, l'équivalent de ce qu'on trouve sur des blogs poubelle, mais l'expression ancestrale de l'esprit critique français, celui de Voltaire, consacré par la loi de 1905.

Un esprit que nous n'avons pas su transmettre à certains de nos concitoyens.

Ce drame en deux épisodes, c'est comme si on arrachait la moitié des pages d'un livre sacré, que plus personne ne lit vraiment. Nous avons tous entamé un beau chant du cygne en hommage à la presse, que l'on n'achète plus, et qui est placée sous respirateur artificiel des aides gouvernementales, de Google et des marques. Nous, journalistes, avons besoin de Charlie, de liberté, de moyens, de lecteurs, pour continuer à alimenter la réflexion et le débat et le rendre pluraliste, loin du politiquement correct.

Depuis hier, la France sait enfin comme le disent les Anglais "pour quoi elle se tient debout", what we stand for. La liberté. Une valeur plus que jamais menacée : en France, depuis des années, des copains de Charb se battent pour la liberté  des réseaux... dans l'indifférence générale. La défense des libertés du Net est le prochain combat. Problème : il se mène en parallèle avec l'éradication de l'extrémisme sur les réseaux sociaux. Il lui faut donc à la fois son Charlie numérique. Et un censeur démocratique.

jesuischarlie

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