Newsletter du Lundi
23/11/20

Paru dans la newsletter du

La souveraineté numérique est une urgence citoyenne

Qui ?

Jean Allary et toute son équipe de planning stratégique d'Artefact, en mode collaboratif à distance

Quoi ?

Une tribune sur la façon d'agir, ici et maintenant, dans nos comportements numériques.

Comment ?

En ces temps de confinés qui démontrent la fragilité de notre économie ultra mondialisée, posons-nous la question de la manière dont les agences conseil en communication peuvent agir, à leur échelle.

Si nous souhaitons éviter qu’un jour l’économie patine parce que les serveurs des champions chinois ou américains des services digitaux ont planté (sans parler de potentielles mesures de rétorsion ou autres modifications des algorithmes, cas avérés à plusieurs reprises par le passé), nous pouvons prendre des mesures, ou en tout cas les intégrer progressivement dans nos manières de travailler. Gardons en tête que protéger notre économie, c’est protéger nos voisins, nos collègues, nos proches qui travaillent et vivent de cette économie.

Balayons devant notre porte : en tant qu’agence conseil, nous ne sommes pas les derniers à profiter de la qualité des services des GAFAM et BATX. C’est cette exposition qui nous suggère de prendre de la hauteur sur la situation. Au travail comme à la maison, nos ordinateurs, nos logiciels, nos serveurs, nos services préférés appartiennent en grande majorité aux GAFAM et BATX. Leur savoir-faire historique, la qualité de leurs équipes, leur vision, offrent à leur usagers une qualité exceptionnelle.

Pourtant, acheter une bannière sur Facebook plutôt que sur Libération, c’est pénaliser un éditeur local.
Pourtant, écouter Spotify, plutôt que Deezer, c’est défavoriser un champion local.
Pourtant acheter sur AliBaba plutôt que chez FNAC-Darty, c’est pénaliser un modèle historique.
Pourtant, voyager avec AirBnb plutôt qu’avec Accor, qui a ouvert ses portes aux SDF cette semaine,  c’est affaiblir des emplois locaux.
Pourtant, commander un t-shirt sur Vestiaire Collective, en place de Farfetch, c'est soutenir un savoir faire hexagonal et européen.
Pourtant revendre ses tennis sur eBay plutôt que sur LeBonCoin c’est externaliser du commerce aux USA.
Pourtant, héberger un site sur Amazon plutôt que sur OVH, c’est freiner les élans d’un licorne hexagonale.

La liste est longue et non exhaustive. Il n’est pas question de préférer les entreprises nationales ou européennes à tout prix. Mais lorsque nous en avons la possibilité, tâchons de considérer cette option.

Notre marché, c’est nous.

Tout est citoyenneté : un CPM, une ergonomie, un temps de latence, un clic.

Gardons-le en tête. Parce que la qualité de l’information, le coût environnemental de l’économie numérique, la compétitivité régionale et nationale dépendent très concrètement de bon nombre de nos actes au quotidien.

 

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