Newsletter du Lundi
12/11/19

Paru dans la newsletter du

Masterclass : quand l’écologie apporte du sens aux entreprises et à leurs salariés…

Qui ?

Dorothée Barth, Co-fondatrice de JHO (en photo), Frédéric Bardeau, Président et co-fondateur de Simplon.co, Gilles Baucher, Directeur du réseau Biocoop et Marc Violo, Directeur Marketing et Communication Europe, LOOP.

Quoi ?

Une table ronde à Biarritz 1to1 sur le thème "L'écologie berceau de l'innovation".

Comment ?

Fredéric Bardeau a lancé Simplon la même semaine que l'école 42, soutenue par les 10 M€ de Xavier Niel. "Nous avons cru que nous étions morts. Mais c'est le contraire qui s'est passé. L'école 42 a validé notre modèle". Aujourd'hui, Simplon propose ses 85 écoles gratuites de code dans 18 pays à des décrocheurs, handicapés..., dont 38 % de femmes ". Et 75 % trouvent un travail après la formation". Il y a 18 mois, le dirigeant de Simplon a une révélation sur l'une des faces sombres du numérique, son impact écologique. "Le premier impact, c'est le hardware, qui se recycle mal. Et il n'y a pas de Patagonia du numérique". En témoignent des décharges en Chine, en Indonésie, au Ghana. Côté hébergement, le cloud pollue d'avantage que l'aérien."Du coup, nous avons voulu former des développeurs éthiques, à base de low tech, d'éco conception logicielle, avec une préoccupation principale : ne pas nuire."

Evidemment, la révolution écologique de la tech ne se fera pas isolément. D'où la création de l'institut du numérique responsable et le collectif Green It. "Les marques sont actrices du changement. L'intelligence collective fait la jointure entre les individus et les entreprises et collectivités". Marc Violo renchérit : "Notre fondateur vient des ONG. Il a été convaincu que les seules orgas qui ont un vrai pouvoir de changement sont les business. Plus on fait de profit, plus on a un impact positif".

Dorothée Barth était pigiste  dans le domaine de la santé. "Mais j'ai été un peu déçue par certains aspects du métier..."Avant le journalisme, deux ans de volontariat à Madagascar dans la brousse ont été une expérience fondatrice, qui a pris tout son sens avec Jho (comme "Juste et honnête"). Cette société vend en ligne un abonnement à des protections féminines respectueuses du corps des femmes reverse 2 % de son CA à des associations qui aident les femmes dans la précarité (10 centimes par boite vendue). "Et cet aspect porte beaucoup la boite."

Jho s'est développée avec le bouche à oreilles et la publicité, et son chiffre d'affaires progresse de 20 à 30 % par mois. Les dirigeants ont communiqué sur leur société en mode selfie, sur Linkedin, et avec un certain impact. le dialogue est connu aussi avec les clients : "Quand ils nous envoient la photo d'un emballage carton trop grand, nous le communiquons directement à notre fournisseur. Ce qui nous fait vibrer, c'est de faire un produit juste et notre engagement solidaire. C'est ce qui nous a permis d'attirer de très bons profils, qui acceptent de nous rejoindre pour un salaire moindre, et avec des stocks. Mais notre but est qu'elles puissent retrouver leur salaire d'origine. Pour avoir un modèle sain".Prochain développement ? Des produits pour le corps. "Mais on va prendre le temps de trouver la bonne formule".

Gilles Baucher est le directeur du réseau Biocoop. La coopérative fédère 23 groupements de producteurs et 600 magasins. "C'est comme si les franchisés possédaient le franchiseur". 13 personnes au conseil d'administration représentent sociétaires, producteurs et associations de consommateurs. 15 % du chiffre d'affaires est réalisé par des produits locaux. Et les ventes en vrac pèsent 10 % des ventes en magasin. "Mais certains secteurs comme le shampooing ou le liquide vaisselle posent des problème de distributeurs qui fuient. Dans le mouvement écologique, l'homme n'est pas oublié : 75 % des contrats sont des CDI et le salaire le plus bas est à   +10 % du Smic. les franchisés doivent être "commerçants, militants, et chefs d'entreprise".

Biocoop se lance dans le e-commerce sous le mode "click and collect" (15 magasins en test actuellement). Mais il y a autant de sites que de magasins pour refléter une offre très hétérogène entre petits et grands magasins.

Seuls 10 % des déchets plastiques sont recyclés au niveau mondial. Marc Violo, Directeur Marketing et Communication Europe, LOOP, travaille avec les entreprises sur les emballages consignés.

L'ancêtre de Loop s'appelle Terracycle, fondée il y a 15 ans par un hongro canadien, qui arrête Princeton en première année car il "voit dans les déchets une plus value". Loop travaille avec Carrefour, Procter, Unilever, Danone, Nestlé, mais aussi les petits bidons, la fabrique provençale.

Bien sûr, la réutilisation des emballages pose des problèmes carbone avec leur transport. Mais à partir de deux réutilisations, cette empreinte carbone est neutralisée. Et à 5 réutilisations, elle baisse de 30% :"Notre but est de réutiliser un même emballage de 50 à 100 fois."

Frédéric Bardeau donne le mot de la fin : "Il n’y a pas de business à faire sur une planète morte. Calez-vous sur vos enfants et vos modèles éco là-dessus".

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