Newsletter du Lundi
22/10/18

Paru le

Les conseils d’Amazon pour que les marques trouvent leur voix sur Alexa

Meryem Tom

Le point de vue de : Meryem Tom

Country Manager, Alexa Skills, chez Amazon UK

Qui ?
Meryem Tom, Country Manager, Alexa Skills, chez Amazon UK.

Quoi ?
A Londres, lors de l'Adobe Summit 2018, la présentation d'Amazon sur Alexa et les interfaces vocales : une opération séduction, pour convaincre les marques de plonger tête la première dans ce nouveau canal de communication.

Comment ?

Amazon a pendant longtemps été pionnier des interfaces vocales : son enceinte Amazon Echo, équipée de la technologie Alexa a été lancée dès novembre 2014 aux Etats-Unis. Depuis, Apple a sorti son Homepod, équipé de Siri, mais, surtout, Google a investi massivement le sujet, avec son Google Assistant et ses enceintes Google Home... C'est désormais une bataille de titans qui s'opère : pour gagner des parts de marché et s'imposer, chacun communique abondamment auprès du grand public, tout en cherchant à attirer les développeurs et les marques dans son écosystème (lire aussi notre article à ce sujet)...

En France, Google a une longueur d'avance : Amazon Echo ne sera lancé qu'en mai 2018, alors que Google occupe déjà le terrain depuis l'automne 2017. En attendant le Français, Alexa n'est disponible qu'en Anglais, Japonais et Allemand... Quand Google annonce une trentaine de langues d'ici à la fin 2018. Mieux, Google affiche plus de 400 millions de terminaux équipés de son Assistant (merci, les smartphones Android !), mais sans que cela ne corresponde à autant d'usages.

Amazon, de son côté, présente une cinquantaine d'appareils différents (enceintes, robots, véhicules, tablettes...) intégrant Alexa, commercialisés dans 80 pays. "Alexa sera partout. Ce sera le lien qui connectera les gens avec la technologie. Pour cela, nous proposons aux marques d'intégrer notre technologie directement dans leurs propres appareils" explique Meryem Tom. Dès cette année, les Mini seront équipées de la version d'Alexa pour l'automobile, "Alexa-on-the-go".

Surtout, Amazon peut compter sur un écosystème de 40 000 "skills", l'équivalent des applications pour la voix. Pionnière, l'entreprise de Jeff Bezos a de nombreux cas d'usages pour convaincre les marques, les développeurs et les producteurs de contenus de se mettre à la voix (lire aussi notre article sur le sujet).

Parmi les exemples mis en avant : Recipedia, développé par Unilever, pour adapter son catalogue de recettes à la voix. Ou le "skill" de Fitbit, pour évaluer ses progrès sans avoir à ouvrir son application de suivi d'activité physique. Même Ocado, le leader du e-commerce alimentaire en Grande-Bretagne (un concurrent direct d'Amazon, donc...) a droit au coup de chapeau des équipes d'Alexa : plutôt que de proposer de faire toutes ses courses par la voix, il propose d'ajouter rapidement un produit à une commande déjà effectuée en ligne, en cas d'oubli. La règle est simple : "Si ce que vous proposez avec la voix n'est pas plus simple à faire qu'avec une application mobile, ça ne sert à rien."

Les acteurs du monde du divertissement sont aussi très actifs. Pour la sortie de "Dunkerque", Warner a ainsi imaginé un jeu interactif, qui prolonge le film et va bien au-delà des classiques opérations de lancement. De son côté, l'éditeur de jeux vidéos Activision a développé des "skills" pour ses jeux Destiny 2 et Call of Duty : des connaissances supplémentaires et de nouveaux moyens d'agir directement sur l'action du jeu.

"Faites simple : commencez par vous demander quel est le problème de vos clients, et comment la voix peut venir réduire ces frictions" martèle Meryem Tom. Comme ses homologues de Google, elle conseille d'étudier les comportements des consommateurs au cours de la journée, et de partir de ces observations pour inventer de nouveaux services vocaux : que font les gens au réveil ? De quoi ont-ils besoin en voiture ? Et le soir en rentrant ?

Au passage, elle invite les marques à faire la promotion de leurs "skills" - et donc des terminaux Amazon - par tous les moyens possibles : si tout le monde n'a pas une chaîne de télévision comme National Geographic, les marques peuvent au moins mobiliser leurs différents supports, à l'image de Dominos, qui a promu son ski sur ses millions de boites à pizza. Dernier conseil : "investissez dans les études consommateurs, testez des choses, itérez en permanence, proposez sans cesse de nouveaux contenus"... Le modèle économique, lui, viendra plus tard.

Benoit Zante

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