Newsletter du Lundi
10/12/18

Paru le

les indiscrets du 3 décembre 2018

--> Vendredi, l'AdTech Summit de l'IAB France a fait salle comble avec notamment les dirigeants de l'ARCEP et de l'Autorité de la Concurrence. Isabelle de Silva a ainsi déclaré, "nous allons regarder ces sujets de concurrence dans la publicité en ligne très rapidement et avec des moyens plus élevés que jamais mis en œuvre, avec des procédures contentieuse". Pour ne pas être en reste, la présidente de la CNIL a envoyé in extremis Jean Lessi, son secrétaire général, pour clôturer la journée. Le public s'est demandé pourquoi Frédéric Olivennes, qui préside l'IABet Etienne Drouard, avocat, ne lui donnaient pas davantage la parole : dépêché au dernier moment par sa présidente, le secrétaire général avait demandé aux organisateurs de le faire parler le moins possible. Il a juste annoncé qu'"il y a besoin d'une nouvelle directive E-Privacy". Autre ironie de cette journée, l'un des membres de l'autorité de la concurrence a donné une formation gratuite et accélérée à l'un des intervenants, très calé en droit de la data : il avait demandé à la CNIL, sans succès. La CNIL plaide pour une co-régulation, mais a du mal à appliquer les règles de la coopération entre institutions de régulation publiques !

--> Le 22 novembre, le Geste, le SRI et le SNPTV ont adressé un courrier à l'IAB France et Europe pour pointer les lacunes de son consent framework. Vaste est en effet le problème posé à l'IAB Europe par la décision de la CNIL sur Vectaury. L'IAB a fondé sa réponse au RGPD sur l'IAB consent framework, un flag de consentement dans le bid request fourni par l'éditeur, qui n'a pas été adopté par tous. Tous les acteurs de la chaîne de valeur, SSP, DSP, etc se sont qualifiés comme data controller en pensant avoir le contrôle sur la chaîne de données, puisque le consent flag leur serait passé. Mais comme les éditeurs n'ont pas tous adopté ce Flag (certains auraient été mis en demeure par la CNIL, mais pas publiquement), ils se retrouvent piégés. Ils ont moins d'inventaire media "consenti" à pouvoir utiliser, et/ou utilisent de l'inventaire media non consenti, ce qui les expose en tant que controller...

-->... Or, si le statut de processor est choisi, la société agit seulement en fonction des instructions du client ou partenaire qui est le controller et n'a donc pas la même responsabilité légale. Du côté des plateformes, Oath évalue par exemple à 44 % le taux d'adoption de consent manager plateform chez ses éditeurs partenaires. Bizarrement, les partenaires de plateformes comme Oath qui ne veulent pas être controller se comptent sur les doigts d'une seule main. Le marché n'a pas encore saisi les implications légales des deux statuts. Ou alors, c'est un ressort psychologique qui meut des acteurs du programmatique, en majorité masculins : difficile d'opter pour le statut de "processor", quand on peut être "controller"?

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--> Depuis le RGPD, Verve, Place IQ, Ninth Decimal et Groundtruth ont fermé leurs bureaux en Europe. De fait, l'activité de géolocalisation compatible RGPD demande de nombreuses adaptations à leurs modèles.

--> Trois coups de projecteur cette semaine. Sur Payless, qui piège des influenceuses en ouvrant une boutique qui vend 300 $ des chaussures qui en valent 20. Sur Boris Mercier, head brand digital et social de Desigual qui répond sur Twitter à notre Tweet citant Cyril Bourgois de Casino. Ce dernier a expliqué à l'Adtech Summit que le deal avec Amazon était à la fois offensif et défensif "Si on ne l'avait pas fait des concurrents auraient signé". Pour Boris, "c'est good, ils auront leur excuse toute trouvée, quand ils subiront le sort de Toys'R Us". Savoureux, en pleine révolte des marques contre Amazon... Et enfin, sur Guillaume Planet, de SEB, qui réagit à notre édito de la semaine dernière sur le courage de Citröen, seul soutien public et actif de Digital Ad Trust. A lire ici.

--> Dès demain, PetitWeb est à Slush, à Helsinki. Si vous y êtes aussi, faites-nous signe ! Sinon, on peut vous le raconter à domicile...

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