Newsletter du Lundi
11/12/23

Paru le

Les indiscrets du 21 novembre 2022

--> Elon, aime le ou quitte le ? Eh bien, les salariés de Twitter le quittent par centaines, dont une véritable légende, l'ingénieure Yao Yue (voir ici). Mais aussi Damien Viel, le patron de Twitter France (là).
Les survivants volontaires pour le sang et les larmes étaient convoqués au bureau vendredi après midi. Le professeur Scott Galloway prédit que la plateforme pourrait s'effondrer cette semaine. Et administre une correction télévisée d'anthologie à Elon (voir ).

--> Résumons les autres épisodes de la semaine  : les annonceurs du Fortune 500 font une pause sur la plateforme. Et un labo pharmaceutique, Edi Lilly  annule ses millions de budgets sur Twitter : un compte parodique (mais certifié) a annoncé que le labo rendait gratuit l'insuline qui soigne le diabète (voir ici).
Mais heureusement, Space X prend le relais (on n'est jamais aussi bien servi que par soi même). La directrice de la publicité démissionne, puis revient. Un reporter du Washington Post parvient à se faire un profil certifié au nom d'Ed Markey, sénateur démocrate (voir ici). Ce dernier demande des compte à Elon Musk qui lui répond : "ce doit être parce que votre compte Twitter ressemble à un compte parodique. " Réponse du sénateur :"One of your companies is under an FTC consent decree. Auto safety watchdog NHTSA is investigating another for killing people. And you’re spending your time picking fights online. Fix your companies. Or Congress will."
Apparemment, la mesure phare (des comptes certifiés payants) a de gros problèmes d'implémentation (peut être liés à l'exode massif des salariés ?).
Enfin, un sondage express consacre le retour de Trump sur la plateforme (nous n'y avons pas participé, Elon ne nous avait pas prévenus de ce chausse trappe dont il maitrise et la forme et le calendrier).  Bienvenue dans la nouvelle démocratie (on peut aussi adopter des mesures prônées par ces auteurs).

--> Ce sont des citations à la brutalité candide : "Chez Google, nous semblons continuer de croire que l'utilisateur a vraiment consenti à cela ". Le thread de Jason Kint émane de publications judiciaires et   témoigne d'un cynisme à tout épreuve des dirigeants de Google dans la façon dont ils exploitent nos datas. Bon appétit. A noter également, cette suggestion d'un des followers de Jason : il est peut être temps de pousser la législation sur le consentement data aussi loin que la loi sur le consentement sexuel.

--> Anastasia Mirolyubova, cofondatrice d'immigram, a gagné le concours de start up de Slush 2022 doté d'1 M€. Ca tombe bien: c'était notre chouchoute. Pour son aspect symbolique : son site facilite l'installation de migrants de la tech. Et sa créatrice est elle même immigrée, à Londres, d'origine russe."Nos concurrents sont les avocats. Mais les candidats au voyage n'ont pas de remboursement s'ils échouent". Un autre des trois finalistes, Zeely , le shopify du desktop, était d'origine ukrainienne...Finalement, les organisateurs ont retiré le prix à Immigram, qui a un modèle discutable en temps de guerre (voir nos indiscrets).

--> Le journaliste Marc Fiorentino revient sur l'histoire de FTX : des millions de clients floués, des milliards évaporés, une société gérée par une bande de copains venus là pour faire la fête. Aucune information financière fiable, aucun système comptable, aucun contrôle et un pouvoir concentré entre les mains d'un petit groupe inexpérimenté. Alors que tout le monde à sa place aurait gardé le silence  Sam Bankman Fried, son dirigeant, a donné sa version des faits ici.  Et là.
Ca nous a rappelé Boo, la start up de vente des chaussures du 20 ° siècle, menée par deux dirigeants qui avaient la bride sur le coup (et beaucoup de financiers) : voyages en concorde comme on prend le métro, fête où on imite l'éléphant à tour de rôle après les shots de vodka... Bref, le marché n'a rien appris en vingt cinq ans !

--> Vous n'entendrez jamais un patron de presse parler des deals qu'il a signés avec Google et Meta. Jamais, sauf au Canada. Paul Rivett est patron et copropriétaire du Toronto Star. Le 18 novembre, il a déclaré en public (voir ici) : "Ils ont commencé à nous donner de l'argent. La seule condition était de ne pas en parler". Et bien c'est fait ! Il a souligné aussi à quel point ces sociétés étaient puissantes : "Elles peuvent changer leur algo à votre égard en une seconde" . Et l'Omerta : "personne ne veut s'exprimer à leur sujet". Un commentaire interroge : en quoi ces paiements secrets diffèrent-ils de la corruption ? " Une bonne question, indeed !

 

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