Newsletter du Lundi
16/05/22

Paru dans la newsletter du

Dirigeants, préparez-vous à faire du flip flap dans les metavers …

Qui ?
Christophe Cousin, président de l'agence événementielle Win Win.
Quoi ?
Même pas peur : comment cette agence événementielle s'est découverte championne de l'hybride en plein Covid.

Comment ?
De grands bureaux dans le 12 ° arrondissement parisien. Dans le plan d'aménagement, le premier étage devait être dédié à l'hébergement de partenaires. Ils ont été finalement aménagés en studios à talk show et metavers. De l'art de réagir vite en période trouble.   "70 % de notre activité était à l'arrêt, nous avons décidé d'accélérer en faisant connaitre notre offre d'événements hybrides, nouvellement créée, par des publicités  sur BFM TV et C News, accompagnée d'une campagne en presse, e mail et RP. Le livre blanc sur les événements digitaux est tombé à pic :  3 800 téléchargements en 2020, 50 % d'annonceurs, dont 50 % de dirigeants ! "Nous avons eu alors des situations improbables, comme des contacts direct avec des présents de très grandes sociétés, qui nous faisaient des brief dans l'espace commentaire du livre blanc, pour que nous organisions une rencontre de leurs top 300 managers disséminés dans le monde entier"

Un crash test avec un congrès de 135 000 réanimateurs, en plein Covid
L'ESIM, société de médecine intensive, a permis de faire ses armes, avec en 2015, un premier congrès digital virtuel. "C'était techniquement au point, mais un vrai bide commercial, les sponsors  et les participants n'étaient pas prêts." En décembre, la vague pointe en Chine, et les agences événementielles collègues de l'association L'Evénement ferment. "A l'époque, nous avions des briques, mais pas encore un ensemble cohérent pour digitaliser l'événementiel". Ce sera fait sur le tas. L'association des médecins réanimateurs décide alors de faire un covid marathon mondial de 48 h, le 28 mars." Vingt jours après, on devait être prêts". L'événement a rassemblé 135 000 participants et 24 intervenants du monde entier. "On a alors assemblé les briques de ce qui allait devenir notre offre E-Live." La plateforme va des studios, à l'hébergement, en passant par l'interaction (chat roulette, applaudissement...) , la gestion des invitations et les analytics.

Au pas de charge
Le congrès de réanimateurs a lieu le 28 mars. L'offre est conceptualisée en avril, et lancée le 6 mai. Personne n'a de  plateaux à disposition, dans des contraintes sanitaires extrêmes. Les techniciens d'alors ne sont pas habitués à un événement digital où, " si vous avez 5 minutes de retard, en ligne, tout le monde s'en va"...Du coup, Win Win internalise tout. "80 % des contenus sont enregistrés ici en amont dans les conditions du live, ce qui permet au client, habillé de la même manière, de diffuser le message et de se concentrer sur les questions du public, pendant que sont intervention est diffusée."

L'agilité de Win Win lui a permis, en 2020, d'avoir la même marge brute que l'année précédente, avec un CA en baisse de 70 %.  Post-pandémie, 55 % de la marge brute vient de E live, 30 % de l'événement live et 15 % du conseil.

Une croissance de 40 % en 2022
En 21, le CA augmente de 16 % et la marge brute de 30 %. En 2022, la croissance devrait être de 40 %. "Et 70 % de nos clients n'étaient pas là avant la crise." Autre phénomène nouveau, dans l'univers de l'événement virtuel, la récurrence des clients. Le cout d'un événement digital de qualité est de 4 à 10 fois moins élevé qu'un événement physique. "E Live  un budget moyen de 80 000 €". Mais l'agence conserve 95 % de la valeur , alors que dans les événements physiques, 75 % de la valeur part dans les achats. Du côté des clients, "ceux qui ont des plans d'action passent 80 % des ressources sur la mise en forme des contenus, et pas sur le choix des hôtels et comment se garer".
L'approche hybride a évidemment des vertus écologiques en limitant les déplacements. Mais cette approche est aussi privilégiée dans les événements en dur, où l'agence privilégie la récupération des matériaux à la construction en neuf "les menuisiers qui travaillent pour l'événementiel ne nous aiment pas beaucoup".Win Win s'est certifiée  ISO environnement "et là, nous faisons le travail pour la certification sécurité des services d'information".

Le directeur des achats de Monoprix sait après l'événement combien de caviar commander
Outre l'écologie, le live virtuel a d'autres vertus : dans des conventions avec des réseaux de distribution, le public passe des ordres d'achat en même temps qu'il découvre les produits. "Ainsi, Monoprix a pu dimension er son achat de caviar en fonction l'appétence de ses points d éventé.A la fin de l'événement, la direction des achats savait que la demande de caviar était de 3 tonnes. Et ça, ça change la vie". La prochaine étape ? Des événements dans le metavers : "On crée des mondes immersifs, en 3D où l'on intègre des plateaux virtuels. Et l'on virtualise des lieux biens réels". Ainsi, vous pouvez faire votre prochain événement à l'Olympia, pour 10 000 € (au lieu de 30 000€ pour la location cela salle "en dur"). Le Grand Palais, Paris La Défense Arena et plein d'autres lieux mythiques vont pouvoir se démultiplier en mode virtuels et rattraper avec les metavers ce qu'ils ont perdu dans la période Covid...
Pour Arianespace, WinWin a développé la salle Jupiter de Kourou , en Guyane,  où les visiteurs pourront évoluer avec leurs propres avatars. Le metavers c'est aussi une nouvelle posture pour les dirigeants : "Certains pourront avec leur avatars faire des Flip flap arrière". Le Covid, le télé travail et la virtualisation des événements entrainent donc, pour les dirigeants, des nouvelles postures dignes des cascadeurs, pour retenir l'attention de leurs troupes...

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