Newsletter du Lundi
15/04/19

Paru le

6 idées à piquer aux Big Boss pour réinventer le networking

Qui ? 
Hervé Bloch, fondateur des "BigBoss", rencontres bi-annuelles entre des décideurs du e-commerce et leurs prestataires.

Quoi ?
Quelques secrets des "BigBoss" pour développer leur réseau, révélés par son fondateur.

Comment ?

1) Installer sa communauté sur Facebook plutôt que LinkedIn

LinkedIn n’est pas la seule option pour animer une communauté de professionnels. Celle des "BigBoss" s'est construite sur Facebook. Le réseau a l’avantage de faire tomber les frontières entre le pro et perso, un élément clé pour rapprocher les gens. Certains sont réticents, mais finissent par rejoindre le groupe : toutes les informations, temps forts, annonces, photos, passent par là.

Chaque événement a son groupe éphémère, celui de la dernière édition comptait 280 membres, soit la quasi-totalité des participants. Le reste de l'année, la communauté est animée via autre groupe Facebook qui rassemble les prestataires réguliers et "Big Boss" de toutes les éditions. Ils y posent leurs questions sur les outils, sur des événements à venir ou sur des problématiques digitales. Cela fonctionne et perdure dans le temps car la modération est sans pitié. Par exemple, lorsqu'un membre perd son statut de "Big Boss" ou de prestataire régulier parce qu'il change d'emploi, il doit sortir du groupe. Dans l'événementiel, la communauté est un outil puissant : deux tiers des nouveaux Big Boss que je recrute à chaque édition ont été recommandés.

2) S'appuyer sur les algorithmes

Sous couvert du décorum festif, les participants des "Big Boss" viennent d’abord pour faire du business. Pour optimiser leur temps, un algorithme, développé avec ESV Digital, analyse les sujets d’intérêt et d’expertise pour organiser un maximum de rencontres affinitaires entre prestataires et "big boss". Les rencontres durent 5 minutes, un temps suffisant pour amorcer la discussion et savoir s’il y a des opportunités business ou pas. Le reste de la relation se nouera plus tard, au bord de la piscine par exemple. L’algorithme renvoie aux prestataires la liste des "big boss" qui ont indiqué que l’offre les intéressait. Libre à eux de les contacter pendant le week-end. En juin, un prestataire a envoyé un message à tous ceux qu'il n'avait pas pu rencontrer pendant les one-to-one. Il a réalisé une dizaine de rendez-vous supplémentaires... au bord de la piscine.

3) Proposer des outils de networking en phase avec les usages

Les événements business doivent coller aux nouveaux usages des professionnels. Le chat en fait partie et nous l'avons directement intégré dans l'application mobile de l'événement. 3000 conversations par chat ont eu lieu entre les participants sur les 3 jours de l'édition de juin, soit une moyenne de 9 par personne. Les conversations se poursuivent aussi sur Whatsapp où se reconstituent des groupes pour se poser des questions ou échanger sur des problématiques communes.

Favoriser les échanges demande de la créativité : il faut constamment réinventer les formats. Pour la prochaine édition, en décembre, nous allons transformer une des contraintes du ski en opportunité. Contrairement à l’édition d’été où l’on peut papillonner de groupe en groupe, au ski on reste avec le même groupe toute la journée. Il y aura 60 moniteurs, 20 thématiques sur les enjeux e-commerce et digital et 3 niveaux de ski. Chacun pourra rejoindre son groupe de niveau et la thématique qui l’intéresse pour allier plaisir et business.

4) Utiliser les SMS pour "poser son cerveau"

Pendant toute la durée de l’événement, nous communiquons avec les gens par SMS. Au cours de la dernière édition en Crète, 26 SMS ont été envoyés. De leur prise en charge le vendredi matin à la gare ou à l’aéroport le vendredi matin au retour le dimanche soir, tout est organisé. Utiliser le bon canal de communication pendant l’événement évite les frustrations ou les temps morts. Il renforce aussi les liens et cela fonctionne même après. Au retour, nous avons envoyé un email le lundi pour inviter les gens à une after dès le jeudi : 97 personnes se sont inscrites, avec un taux de show up de 70%.

5) Penser "temps réel"

Des photos sont mises en ligne toutes les 6 heures depuis mon profil et sur le groupe Facebook. La résonance sur les réseaux sociaux étend la portée de l’événement à mes amis sur Facebook ainsi qu'à mes abonnés. En ajoutant LinkedIn, l'audience est de 10 000 à 15 000 personnes. De la même manière, tous les participants reçoivent la vidéo du week-end et les photos sur une clé USB dans l'avion du retour, on est en quasi-temps réel sur la production. Même esprit côté business : chaque rencontre avec un prestataire est évaluée en direct ou presque par les "big boss". Les formulaires papiers ont été abandonnés. C'est maintenant l'application mobile qui recueille le feedback, si bien que les prestataires ont toutes les cartes en main pour faire fructifier les rendez-vous concluants, sans harceler les contacts non intéressés.

6) S'inspirer de Tripadvisor

Pour que l'événement ne perde pas son souffle au bout de sept édition, la communauté se régule maintenant d’elle-même. Tout est suivi et noté : je demande aux uns de noter les autres et veille à ce que tout le monde joue le jeu. Pendant l’événement, les "big boss" sont obligés de faire un feedback sur les rendez-vous avec les prestataires dans l’application. A posteriori les prestataires notent aussi les "Big Boss", ils m'indiquent avec qui ils sont restés en contact, qui sont ceux qui répondent raisonnablement aux sollicitations commerciales et qui aussi cesse de donner signe de vie après quatre rendez-vous.

Hervé Bloch

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