Newsletter du Lundi
06/07/20

Paru le

  1. Édito

Care

Quelle histoire ! Le 15 mai, General Motors annonçait qu'il renonçait à faire de la pub sur Facebook, soit 10 millions de dollars d'investissement. Une annonce fracassante, à l'aube de l'entrée en Bourse du phénomène. Le même jour, GM organisait un sondage auprès de son public sur Facebook et publiait la note suivante : "Just wanted to let our millions of Facebook fans know, we're still here, and we 'like' you back! We may not be advertising on Facebook at the moment but we'll still be talking with you all daily. If anything, we will be providing more content across our many GM Facebook pages to keep the dialogue going." En Français dans le texte,  ce n'est pas Facebook que nous n'aimons pas, mais sa publicité. Ford a immédiatement répliqué que ce n'était pas FB le problème, mais GM ! Et Forrester détaille ici le problème d'un modèle centré utilisateur, pas client.
Mais avec une valorisation de 112 milliards de dollars, soit 28 fois son chiffre d'affaires, il faudra que Facebook double son nombre d’utilisateurs et décuple son chiffre d'affaires pour satisfaire ses investisseurs.
Cette entrée en bourse de tous les records est donc à la fois un sacre et un procès, analysé par Davy Tessier dans sa tribune. Nous retiendrons deux arguments : Greenlight estime que 30 % des utilisateurs ne lui  font pas confiance pour l'utilisation de leurs données personnelles. Un autre commentateur met en cause la cible de Facebook : "ce sont des gens qui ont du temps à perdre et sont déjà sur exposés à la publicité". Alors, un conseil gratuit  pour le nouveau milliardaire, adepte de Jules César : faire en priorité la pédagogie de son service auprès des annonceurs et rassurer ses clients, comme Orangina ou Oasis. Mais cette notion de consumer care, cette façon de materner clients et utilisateurs,  est-elle compatible avec la culture d'entreprise  d'une armée en marche forcée ?

Geneviève Petit

Publicite

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