Newsletter du Lundi
24/02/20

Paru dans la newsletter du

Pourquoi la CNIL a bon dos

Qui ?

Olivier Michel, Président & Fondateur d’Ad4Store et Co-fondateur de DPO Square.

Quoi  ?

Une tribune enjoignant le marché, en matière de drive-to-store, à ne pas mélanger les torchons et les serviettes.

Comment ? 

"La CNIL nous a tuer" écrit Olivier Magnan Saurin, le fondateur de Fidzup, (location-based marketing for retail), dans cette tribune publiée la semaine dernière.
Tuer, vraiment ? Dès 2016, la Commission Nationale Informatique et Liberté a prévenu de la mise en application du règlement européen de protection des données. Nous avions tous deux ans pour nous informer du cadre légal dans lequel exercer sa profession ou créer son entreprise et se mettre en conformité : pour un crime, il s'agit d'une très très longue préméditation...

Depuis que la CNIL existe, la publicité a fait très régulièrement l’objet de cadrages juridiques. Quand il y a de l’abus (ou l’absence de cadre), le législateur intervient et ce, quel qu’en soit le domaine. Ici, il s'agit de protéger la vie privée du public, de chacun d'entre nous.
Nul n’est censé ignorer la loi. Et pourtant, Teemo, FIDZup, SingleSpot et Vectaury ont si bien outrepassé le RGPD qu’ils se sont vus tous les quatre rappelés à l’ordre par la CNIL, de manière publique, certes, ce qui ne leur a pas simplifié la vie. Jusqu'à ce coup de semonce, financiers et annonceurs ont tous adhéré aux belles histoires de l’ultra tracking de millions de mobinautes en temps réel, par ces acteurs du drive-to-store ayant réussi leurs levées de fonds, qui rendait leur discours crédible.

Le 8 novembre 2018, Patatras ! Tout s'écroule avec la mise en demeure de la CNIL.
Les annonceurs et leurs agences ont alors mesuré le grand écart entre les pratiques commerciales de ces quatre acteurs et... la loi entrée en vigueur. Certains annonceurs ont même interdit à leurs équipes marketing d’utiliser le levier Mobile Display dans une logique de drive-to-store, pénalisant l'ensemble des acteurs de ce marché, y compris ceux qui avaient intégré les contraintes de privacy nouvelles. Les fonds d’investissements tournent le dos à notre secteur.
Alors, quand je lis la tribune de ce concurrent, je me sens pousser des nattes. Celles de Greta à la tribune des nations Unies, quand elle s'exclame : "comment peut-on oser" ?

Olivier Michel 

 

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