Newsletter du Lundi
17/06/19

Paru le

IoT, Big Data, VR et Live-Video ont aussi leur place à l’usine

Qui ?
François Salomon, Directeur du Développement de l'activité système de refroidissement chez Schneider Electric.

Quoi ?
Une présentation sur l'industrie du futur, à l'occasion de l'événement "Vivre et Travailler en 2030", organisé par Schneider Electric à la Porte de Versailles.

Comment ?

A quoi ressemblera l'usine de 2030 ? Elle sera peut-être sûrement encore plus high-tech que notre quotidien : Big Data, internet des objets, réalités virtuelle et augmentée... toutes les innovations qui font l'actualité y trouveront aussi des applications. D'ailleurs, Google n'a-t-il pas réorienté ses Glass vers le marché des professionnels ?

L'usine de demain sera d'abord plus productive, grâce à une meilleure exploitation des données, de la conception à la maintenance. "La data est le game-changer du secteur : l'industriel qui maîtrisera ses données maîtrisera sa performance" estime François Salomon, le directeur du développement de Schneider Electric. Exemple dans l'entretien des machines : l'alliance de capteurs et de l'analyse des données à grande échelle va permettre de passer d'une maintenance "curative" à une maintenance conditionnelle, de prévoir les pannes pour agir de façon préventive. "Les pannes sont toujours dûes aux mêmes facteurs. En captant les différents signaux faibles sur site, on peut être averti qu'une panne est possible dans un certain laps de temps, en donnant un niveau de probabilité" explique François Salomon. Les pièces de rechange peuvent ainsi être commandées à l'avance, ce qui diminue le temps d'intervention et augmente la disponibilité des machines.

Dans la maintenance encore, les technologies de réalité augmentée vont trouver un usage, que ce soit via des lunettes type Google Glass ou Hololens de Microsoft, mais aussi plus simplement, un smartphone ou une tablette. "On pourrait croire qu'il s'agit de gadgets, mais grâce à la reconnaissance de forme, on peut accéder en temps réel à des données sur l'installation. C'est quelque chose de révolutionnaire, car des gens non-habilités peuvent désormais faire des diagnostics sur site." Et un support technique pourra suivre à distance ce qui se passe, via la caméra du smartphone ou de la tablette de l'agent... un nouvel usage du live-streaming en vogue sur Periscope ou Facebook live. Résultat : "plus d'efficacité et moins de risques pour les agents non habilités".

Si l'usine de 2030 intégrera encore plus de technologie, elle ne devrait pas pour autant se retrouver vidée de ses employés. "Rien ne se fera dans l'usine du futur sans l'homme" explique-t-il. L'organisation et la formation sont donc des questions stratégiques... et sur ce dernier sujet, une nouvelle technologie pourrait bien trouver un usage inattendu : la réalité virtuelle. "Imaginez le cas d'une usine classée SEVESO : comme dans un serious game, on peut produire des simulations immersives qui permettent aux opérateurs de vraiment simuler les différents risques. Aujourd'hui, on arrive au même niveau que les simulateurs d'avion." De quoi susciter de nouvelles vocations pour l'industrie ?

Benoit Zante

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