Newsletter du Lundi
06/07/20

Paru le

CNN : remplir les trous du gruyère

Qui ?
Godefroy Jordan, membre du bureau de Renaissance Numérique

Quoi ?
Une tribune libre sur la représentativité du Conseil National du Numérique, instance de consultation sur tous les sujets liés au numérique, présidée par Gilles Babinet.

Comment ?
L’aura médiatique du e-G8 a relancé le débat sur la représentativité des forums et instances appelés à guider le développement de l’Internet dans notre pays.

Penchons nous donc sur le C.N.N. Certes, son installation constitue en soi un vrai progrès : le C.N.N. institutionnalise l’écosystème Internet et apporte une reconnaissance à son importance pour le développement économique de la nation.
Son efficacité dépendra de sa légitimité et de sa représentativité. En l’état, il regroupe dix-huit membres, dont les quatre premiers fournisseurs d’accès internet et mobile français, la FEVAD pour représenter les e-commerçants (mais pas l’ACSEL), le Syntec numérique et l’AFDEL au titre des secteur du conseil et de l’édition de logiciel, ainsi qu'une petite dizaine de professionnels des contenus, des services en ligne et de l’entrepreneuriat.

Qui sont les grands absents ?
- le Web citoyen (Renaissance numérique, la Quadrature du net)
- la publicité digitale (IAB, SRI)
- les auteurs et les créateurs de contenu (SACD)
- les consommateurs (UFC, AFNET)
- la recherche et l’innovation (FING, INRIA)
- les médias numériques (GESTE)

Pourquoi ne pas nommer dix membres supplémentaires issus de ces associations et institutions ?
Le C.N.N. serait sans doute plus démocratique, plus républicain, et donc plus légitime. Il deviendrait certes plus complexe à gouverner et à canaliser. Il serait finalement à l’image de l’Internet lui-même : tourné vers la liberté d'expression, la liberté d’entreprendre et la liberté de partage de la connaissance.

Godefroy Jordan

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