Qui ?
Les acteurs français du numérique.
Quoi ?
Leurs priorités (professionnelles) pour 2013, en un mot.
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Finalement, c'est une méthode. Vous voulez réformer une institution. Les discussions patinent. Vous profitez d'une fuite de Bercy pour envoyer un CP qui met les membres de l'institution en ébullition. Ils démissionnent tous. Sauf un, qui assure la continuité (il est vrai que vous l'avez nommé à un poste prestigieux auprès de l'Europe). Du coup, vous pouvez recomposer tranquillement votre CNN et désigner ses membres venant de trois institutions un par un. La manière brutale de Fleur Pellerin pour réformer le CNN est formidable. Nous l'appellerons la méthode du bébé et du bain. Une méthode un peu gauche. Mais très adroite.
Geneviève Petit
PS : Alors que GM semble se réconcilier avec Facebook, Monoprix a donné un bel exemple d'efficacité des réseaux sociaux lors de l'ETO Day : 20 % de pelotes de laine vendues en plus, pour une simple mention sur les réseaux sociaux. Cela n'a évidemment rien à voir avec Fleur Pellerin, mais on tenait à le souligner ici !
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Qui ?
Gilles Babinet, ancien président et seul membre restant du Conseil National du Numérique depuis hier, et notre représentant numérique auprès des instances européennes, nommé par Fleur Pellerin.
Quoi ?
Le pourquoi de la démission en bloc du CNN, rebaptisée par certains démissionnaires comme "mise à disposition des membres" suite à une fuite de Bercy, qui a abouti à un CP précipité de nomination de Baptiste Soufron comme secrétaire général.
La phrase : "Il va probablement y avoir une fusion du STIC, du CNN et de l'Observatoire Numérique. Pour que ce soit complet il faudrait adjoindre l'enseignement supérieur et la formation."
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Quand la réalité rejoint la fiction : Justin Timberlake, sans doute très inspiré par son rôle de Sean Parker, inventeur de Napster dans The Social Network, le film sur Facebook, investit dans Myspace, une vieille beauté du Net, qui a huit ans d'âge.
Conversation SMS avec Gilles Babinet, Président du Conseil National du Numérique, mais surtout, inventeur et vendeur de Musiwave : "J'aurais été Zynga, j'aurais racheté Myspace. Le prix n'est pas très élevé (16 fois moins que le prix d'achat par Murdoch, NDLR). C'est un peu la dure loi du Net. On brule ce qu'on a adoré. Mais en même temps, Myspace n'a pas bougé en six ans, c'est une sanction normale". Pas bouger, cela veut dire innover faiblement en termes techniques. Comme le rappellent Dominique Piotet et Francis Pisani dans "comment le Net change le monde", le public ne voit pas la technologie derrière l'usage qu'il fait des réseaux sociaux. Mais cette simplicité et cette transparence ont un fort coût technologique, qui a fait tomber Myspace.
Aujourd'hui, Google + se lance à l'assaut de la forteresse Facebook. Google ramasse la copie laissée par Facebook, notamment sur la question clé de la transparence et de la vie privée. Reste une question : cette grande nouveauté vaut-elle les dix minutes que je lui consacrerai pour migrer? Des années de recherche, contre dix minutes de mon temps, c'est sans doute là la clé du Darwinisme accéléré d'Internet.
Geneviève Petit
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Qui ?
Godefroy Jordan, membre du bureau de Renaissance Numérique.
Quoi ?
Une tribune libre sur la représentativité du Conseil National du Numérique, instance de consultation sur tous les sujets liés au numérique, présidée par Gilles Babinet.
La Phrase : "L’aura médiatique du e-G8 a relancé le débat sur la représentativité des forums et instances appelés à guider le développement de l’Internet dans notre pays."
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