Les indiscrets du lundi 8 février

CHIFFRE_08

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--> On a pu reprocher la mollesse de l'Europe sur le dossier d'abus de position dominante de Google. Mais la nouvelle directive sur les données personnelles apparaît comme un coup de massue pour les GAFA : jusqu'ici, seuls le nom l'adresse le téléphone mail étaient considérés comme des données personnelles. La Directive qui sera effective en février 2018 y ajoute les cookies et identifiants numériques. Les GAFA échappaient jusqu'à présent à la loi, arguant qu'ils avaient leurs serveurs aux USA. Mais aujourd'hui, la loi est applicable dans le pays où est apposé le cookie. Google, Apple et Facebook vont regretter les amendes de 150 000 € de la CNIL, car ils risquent maintenant 4% de leur CA (lire notre article à ce sujet). Une manière de récupérer des impôts non payés ?

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--> L'agence Heaven a gagné la stratégie en ligne de Jean-Paul Gaultier. Site internet, canaux Facebook, Twitter et Instagram ont diffusé un compte à rebours jusqu'au défilé de la Fashion Week, le 27 janvier 2016. Le défilé était diffusé en direct et en HD sur le web : avec “Choose Your Seat”, les spectateurs pouvait choisir leur place en suivant sur Twitter les Périscopes de deux blogueuses modes équipées de steadycam. JPGsnap, le Snapchat officiel, était animé par le mannequin Daphné Groeneveld.

--> La deuxième édition du 01 Business Forum présentait une galerie de speakers impressionnante... avec une seule femme dans la matinée, Barbara Dalibard, la DG de SNCF Voyageurs - l'occasion pour nous d'inaugurer le hashtag #Jamaissanselles. Ce que nous en avons retenu : Jean-Paul Agon, le Pdg de L'Oréal, a qualifié sa CDO (sans donner son nom) de "Che Guevara du digital". Un compliment à double tranchant sans doute. Hugues le Bret, fondateur du compte Nickel, qui permet d'ouvrir un compte pour déposer et retirer de l'argent dans tous les bars tabac et son épopée pour l'agrément Banque de France : "nous avions levé 4 M€ et rempli le dossier de 1 800 pages. Mais la BDF nous a demandé 6 M€ supplémentaires pour pouvoir soumettre le dossier". Le cercle vicieux, car pourquoi financer à cette hauteur un projet sans agrément et sans premiers tests ? Nickel a fait le tour des institutionnels (dont la BPI), en vain. Ce sont les business angel qui ont permis à Nickel de passer cet obstacle et de connaitre le succès que l'on sait. Enfin, Sébastien Bazin a fait sensation avec son Shadow cabinet : depuis le 4 février, la génération X est invité à aider le ComEx a prendre ses décisions.

--> Nespresso a beaucoup investi dans son dispositif "libre service" en boutique pour fluidifier l'encaissement et libérer les vendeurs. Mais les puces RFID et les rayons connectés n'ont pas vraiment fait bouger les curseurs, a constaté Arnaud Deschamps, le Directeur Général de Nespresso France, lors de la Conférence Dia Mart sur la révolution du retail. Les clients n'apprécient pas de voir des conseillers volants alors qu'ils font la queue aux caisses. Les primes des employés sont toujours indexées sur le panier moyen, moins élevé au service libre. "Pas la peine d'investir dans la technologie si on ne prend pas le temps de la confronter aux problématiques de nos collaborateurs."

--> Jean-Michel Billaut, le fondateur de l'atelier BNP Paribas (en 1978 !), était présent aux Sommets du Digital à La Clusaz : il  a notamment présenté deux start-up dans lesquels il a investit : MediaWen, une solution de sous-titrage multi-langue automatique pour les vidéos et YuKan, une plateforme mondiale permettant de calculer l'empreinte environnementale de tous les produits fabriqués par les êtres humains. Sa conclusion : "le deeplearning, ça va décoiffer".

--> Depuis l'ouverture de sa boutique parisienne l'an dernier, Alexandre Fauvet, le DG la marque Fusalp (et ex-directeur exécutif de Lacoste) a eu la surprise de voir les ventes de son site e-commerce multipliées par trois.

--> Aux Sommets du Digital, Gilles Babinet a appelé à la suppression du Secrétariat d'Etat au numérique, "un sujet par essence transversal". S'il estime ne pas avoir de critique à formuler sur la loi numérique en cours de discussion (à l'exception de l'amendement relatif à l'"OS à la Française"), il l'a tout de même qualifiée "d'espèce de fourre-tout."

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