TradeDoubler : « les annonceurs vont investir le mobile cet automne »

Frederic Prigent

partage(s)

Qui ?
Frédéric Prigent, DG de TradeDoubler France, l’un des leaders du marketing à la performance.

Quoi ?
Une étude sur le m-commerce réalisée par Forrester Consulting pour TradeDoubler, auprès de plus de 2 000 utilisateurs de smartphones en Allemagne, en France, au Royaume-Uni et en Suède.

Combien ?
- 42% des utilisateurs comparent les prix et 13% disparaissent du magasin après avoir repéré une offre plus attractive ailleurs (jusqu’à 20% en Grande-Bretagne).
- La tablette est également en tête des dépenses les plus élevées via mobile : 230€ en moyenne, contre 140€ sur les téléphones mobiles.
- Les produits le plus souvent achetés sur smartphones par les Français : des applications (56%), de la musique (33%), des billets de train (30%), des jeux (26%) des livres (25%).
- 25% des sessions de recherche mobile se terminent par un achat sur le téléphone lui-même.
- Un quart des consommateurs (26 %) ont déclaré qu’ils utiliseraient leur appareil mobile plus fréquemment pour effectuer des achats si les sites Web étaient optimisés pour le faire.

Comment ?
L’étude montre une vraie appétence des consommateurs européens pour le commerce connectée et le mobile-to-shop, avec néanmoins des disparités entre les pays : « les Français sont plutôt à la recherche d’un gain de temps sur mobile, les Allemands sont plus matures et considèrent la navigation sur le mobile et le web à l’identique. Quant aux Anglais, ils utilisent le mobile mais trouvent l’expérience utilisateur nomade peu satisfaisante » explique Frédéric Prigent.

Coté annonceurs et distributeurs, le mobile reste embryonnaire, mais en progression : sur le mois de mai 2012, les revenus de TradeDoubler sur le mobile représentent 2,5% dont 85% sur iOS, « sans rien faire. » Reste désormais à faire preuve de pédagogie pour convertir annonceurs et éditeurs au mobile. « Pour l’instant, les acteurs qui tirent le mieux parti du mobile sont la vente privée et les secteurs où il n’y a pas de conseil, comme l’hôtellerie ou la vente de billets. Mais les annonceurs commencent à s’y mettre : à en juger par le nombre de briefs que nous recevons, beaucoup d’entre eux vont se lancer sur le mobile en septembre-décembre prochain. » De nouveaux secteurs commencent à émerger sur le mobile à coté des biens immatériels et de la billetterie : plus d’un quart des mobinautes allemands et britanniques achètent des vêtements sur leurs mobiles (27% et 24% respectivement). Sur tablettes, les Allemands sont même prêts à dépenser des montants aussi important que sur PC.

« De plus en plus, les gros e-commercants sont sur une logique en deux temps : un site e-commerce adapté au mobile et des applications relationnelles, pour communiquer, traiter des plaintes, etc. Par exemple, en septembre 2012 la Fnac lance son site e-commerce mobile. » Autre domaine à explorer pour les distributeurs : les liens entre web, mobile et commerce. 13% des personnes interrogées se disent prêtes à changer de magasin après avoir comparé les prix et trouvé moins cher ailleurs. « L’effet ROPO (Research Online, Purchase Offline) est trois fois plus important que le e-commerce. Dans un contexte où la distribution va mal, on peut les aider à optimiser cela. » Avec un défi : composer avec la structure en silo des distributeurs. « L’enjeu pour les enseignes, c’est de travailler au succès global quel que soit le canal. Si la direction centrale ne décide pas d’avoir une approche globalisée de leur commerce, on n’y arrivera pas. »

Benoit Zante

bonnez-vous

0 comments