S. Butterfield, Slack : « Nous respectons le temps et l’attention des gens »

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Qui ?
Stewart Butterfield, PDG de Slack.

Quoi ?
Une interview avec Laurie Segall de CNN sur ce qui va remplacer votre boite mail, en direct du Web Summit.

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Comment ?

"L'email n'est pas efficace, car les messages restent enfermés dans la boite mail de l'utilisateur. Avec Slack, nous permettons aux autres d'accéder à vos messages, et ça change tout". Slack est l'outil de communication interne qui monte, il a séduit notamment toutes les équipes de CNN. Un exemple d'usage innovant ? "Birldy (voir notre article à ce sujet), une start-up française qui a créé un robot Slack qui s'occupe des notes de frais à la place de l'employé. Il suffit d'envoyer une photo de sa facture". Slack permet aussi de faire dialoguer Skype avec Google Doc.

Cette messagerie a une interface visuelle et ludique, sur laquelle on peut converser avec des emojis. Le challenge de Slack est de taille : il faut convaincre tout un groupe de personnes de l'adopter en même temps. La valeur d'un tel outil de collaboration si une seule personne l'adopte est proche de zéro. Le succès repose donc entièrement sur l'expérience et la recommandation. "Nous avons le souci de fluidifier l'adoption et de mettre notre promesse au niveau de ce que nos clients attendent. Pour cela, je recrute en particulier des gens empathiques, car notre métier, c'est de simplifier l'interaction humaine. Il s'agit de respecter le temps et l'attention des gens."

Le fondateur de Slack est aussi le fondateur de Flickr. Et ces deux aventures entrepreneuriales ont un point commun : un pivot. Alors que Stewart Butterfield travaillait sur un jeu vidéo, "en avançant sur le projet, nous avons mis le doigt sur les difficultés de collaboration et de communication interne. Au bout de 3 ans et demi, nous avons mis un terme au développement du jeu et on s'est concentré sur ce qui est devenu Slack".

Flickr a été vendu 35 millions de dollars en 2005 après la première bulle Internet. "L'histoire a plus de 10 ans et les montants de l'époque n'ont rien à voir avec les investissements hors-contrôle d'aujourd'hui. A ceux qui se moquent, je rappelle que beaucoup étaient prêts à tuer pour 600 000 dollars". Pour le moment, pas question de vendre Slack, en pleine croissance. "Si quelqu'un m'offrait 100 milliards de dollars, je prendrais bien sûr. Mais c'est le moment de rester indépendants. Nous sommes dans une phase de croissance rapide, nos clients sont contents et la chance est de notre côté : nous surfons sur une tendance au sommet de la vague." La croissance de Slack viendra-t-elle aussi du grand public ? Ne jamais dire jamais, mais ce n'est pas dans la feuille de route.

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