Quand un ancien immeuble de France Télécom aide OnePoint à recruter…

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Qui ?
David Layani, Président-directeur général de l'ESN (Entreprise de Services Numériques) OnePoint.

Quoi ?
Comment ce groupe de 1 800 salariés, 170 millions de CA utilise ses locaux pour recruter les meilleurs salariés et attirer des clients.

Comment ?

Où peut-on croiser au même endroit une championne olympique, un des premiers diplômés de l'école 42 avec l'un des tous premiers casques Hololens en Europe sur la tête, les équipes d'une marque de jus bios, ou encore un robot programmé pour reconnaître le visage d'Emmanuel Macron et lui demander son numéro de carte bancaire, "pour [s]'acheter des bras", tout en admirant les toits de Paris depuis une terrasse de 300 m2 ? Pour cela, il faut passer la porte du 29 rue des Sablons, un ancien central téléphonique de France Télécom investit par l'Entreprise de Services Numériques (ESN) Onepoint en juin 2016.

Le bâtiment a entièrement été repensé pour s'adapter aux nouveaux modes de travail, connectés et collaboratifs. "Nous avons conçu ce lieu avec l'agence Archimage, qui n’a pas compté ses heures, comme un grand carrefour de réflexion, de création et d’action" a expliqué David Layani à Emmanuel Macron, venu inaugurer les lieux. Au fil des étages, le ministre de l'économie d'alors a pu découvrir un lieu étonnant, alternant espaces de réunion, open spaces ou box, tous différents, qui tiennent davantage d'un appartement design que des bureaux classiques.

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L'endroit, inspiré des espaces de coworking, est conçu pour favoriser les échanges et les rencontres inattendues, sur 4000 m2 : vastes tables de travail, absence de postes fixes, grands espaces de détente, accueil de start-up innovantes, comme Gov ou Badakan,... De quoi aussi favoriser le déploiement à grande échelle de méthodes plus agiles. "Aujourd'hui, l'élément différenciant, c'est la rapidité d'exécution, permise par les méthodes "lean" et la connaissance des métiers. Ce n'est pas le coût moyen du jour-homme."

"Avec ce lieu, nous voulons prendre la sinistrose ambiante à contre-courant. C'est un pari gigantesque. Nous n'avons pas voulu juste installer une table de ping-pong." En pleine guerre des talents, un tel espace est un argument massif pour recruter (lire aussi notre article sur le sujet) - tout comme l'absence de limite à la hausse pour les salaires des développeurs stars. Mais ce n'est pas le seul élément : "d'ici trois ans, les salariés seront tous associés au capital de l’entreprise." Quant aux managers, ils ne sont pas seulement évalués pour leurs résultats commerciaux, "le bien-être au travail est aussi l'un des kpis."

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Pour le fondateur de l'entreprise, l'investissement - que l'on imagine conséquent - ne répond pas seulement à la volonté d'assurer le bien-être au travail de ses employés ou de convaincre des talents prometteurs de rejoindre l'entreprise. Le lieu doit aussi générer de l'activité de lui-même. "Nous gagnons des budgets parce que nos clients ont envie de travailler ici" assure-t-il.

L'ambition de David Layani est à la hauteur de ses bureaux : il prévoit de doubler le nombre d'employés l'an prochain, par des opérations de croissance externe. "L'enjeu de ces bureaux est aussi de créer du lien entre nos collaborateurs. Nous construisons une culture d'entreprise assez forte ; et plus vous avez une culture forte, plus c'est facile d'intégrer des gens."

Benoit Zante

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