Pourquoi BNP Paribas Cardif a investi 600 000€ dans son Lab’

Thibaut

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Qui ?
Thibaut Schlaeppi, Head of Digital Services, Internet-of-Things & Start-up relations de BNP Paribas Cardif et Edouard Thurotte, Consultant pour le Cardif Lab'.

Quoi ?
Une visite guidée du Lab' ouvert par l'assureur Cardif au cœur de son siège de Nanterre en juin 2014.

Comment ?

Ouvert il y a un an, au rez-de-chaussée du siège mondial de BNP Paribas Cardif, le Lab' a été pensé comme un lieu évolutif, incarnant la digitalisation de l'assureur. "C'est une composante essentielle du plan de transformation digitale de l'entreprise, un moyen de disséminer la culture numérique en interne et auprès de nos distributeurs" détaille Thibaut Schlaeppi. Sur les 4 000 visiteurs reçus au cours de sa première année d'existence, un tiers sont étrangers à l'entreprise : il s'agit principalement des partenaires de l'assureur, qui commercialisent ses produits auprès du grand public.

Au sein de dix espaces différents, le Cardif Lab' met en avant les innovations du moment : objets connectés, impression 3D, robotique, réalité virtuelle, applications mobile, nouveaux modes de travail... et quelques démonstrations des services proposés par BNP Paribas Cardif à travers le monde. "Mettre en avant les innovations des filiales permet de favoriser le partage d’expérience et leur reprise éventuelle dans d'autres pays" explique Edouard Thurotte.

Ainsi, le quizz proposé sur une vitrine tactile à l'entrée du Lab' est un prototype imaginé pour commercialiser l'assurance "protection numérique" vendue en Allemagne. Sept questions à propos des comportements sur internet permettent de définir le profil du prospect pour lui proposer le produit adapté. "Cela met en avant notre expertise, non seulement en assurance, mais aussi sur les sujets qui peuvent toucher nos partenaires, comme celui de la digitalisation du point de vente physique. Toutes les innovations que nous présentons sont reliées à notre métier" explique Thibaut Schlaeppi.

Dans cette logique, l'espace des objets connectés fait la part belle à la domotique et à la santé connectée, deux sujets directement liés au monde de l'assurance. "L'Internet of Things a la capacité de changer le paradigme de l'assurance : avec la technologie, nous pouvons imaginer limiter certains risques. C'est toute une industrie qui est en train de se structurer." En Italie, BNP Paribas Cardif commercialise ainsi une box domotique, [email protected], vendue 92€ et associée à un contrat d'assurance habitation. Celle-ci se compose de capteurs (d'eau, de fumée et de panne électrique), reliés à une application. En cas d'anomalie, un expert dédié est envoyé sur place.

Tous les midis, le Lab' s'ouvre aux collaborateurs du groupe qui peuvent venir toucher du doigt l'innovation et mettre la main à la pâte, grâce à des ateliers. "Diffuser la culture digitale, c'est bien, mais le mieux c'est de faire tester" résume Edouard Thurotte. Au programme : Impression 3D, robotique et électronique. Les employés de BNP Paribas Cardif peuvent donc apprendre à développer pour le robot Nao, de la start-up française Aldebaran (lire notre article) ou bricoler avec le Raspberry Pi. "Cela nous a permis de déceler des talents au sein du groupe, en impression 3D ou en domotique. Des personnes sont venues nous voir pour nous dire qu'elles avaient des dizaines de capteurs chez eux, par passion." Le Comité d'Entreprise finance même une partie du matériel pour les ateliers robotiques et DIY.

Le lieu, conçu par les équipes de l'assureur avec l’aide de l’agence de design et d’architecture Zoevox et la société Candela, se veut lui-même innovant dans sa conception : matériaux digne d'un Apple Store, parois en carton recyclé, "douche" sonore, capteurs Mother pour compter les allers et venues... Et en coulisse, la salle de stockage, avec son système de rangements au plafond, se transforme en quelques mouvements en salle de réunion ou en bureaux. Les innovations présentées changent régulièrement, pour éviter l'effet musée, mais elles doivent toujours être reliées au monde de l'assurance, de près ou de loin.

Un an après le lancement, le bilan semble positif : "nous avons de très bons retours et de plus en plus de demandes, avec notamment des usages que nous n'avions pas anticipés à l'origine" explique Edouard Thurotte. "Boards" des partenaires, visites de groupes d'enfants, séminaires d'actuaires... le lieu se prête à beaucoup d'utilisations. "C'est aussi devenu un très bon outil pour nos équipes commerciales dans leurs échanges avec les prospects et les partenaires." Ce lieu, devenu tout à la fois élément de communication, outil d'évangélisation interne et support de vente, est le fruit d'un investissement de 600 000€ au lancement, avec des frais de fonctionnement réduits ensuite.

Benoit Zante

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