Gary Hayes : « La tablette est une chance pour le transmedia »

Gary P Hayes

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Qui ?
Gary P Hayes, dirigeant de Muve Design et fondateur de storylabs, interrogé par Laurent Guérin dans le cadre  de notre série « Around the transmédia world ». Gary est ancien de la social TV de la BBC. Pour s’inscrire à son séminaire transmédia, du 21 au 25 novembre, vous avez jusqu’au 30 septembre.

Quoi ?
Muve design développe du transmédia combinant réalité augmentée, réalité virtuelle et divertissement toutes plateformes. Story Labs est un groupe de formation au transmédia qui rassemble des producteurs des scénaristes, des agences et des annonceurs.Pour avoir la version intégrale de l’ITV en Anglais, cliquez ici.

Comment ?

Sur quel projet travaillez-vous ?
Je suis en train de développer un film en réalité augmentée, avec des acteurs sur fond vert plongés dans le monde réel. Il y a aussi une version jeu de ce projet où les acteurs sont remplacés par des personnages. Avec « Physical TV », je développe une sorte de danse spirituelle avec la réalité augmentée.

Vous avez écrit la Bible du transmédia pour Screen Australia
Screen est une fondation. Ces fondations attirent des gens formidables , qui sont mobilisés par les changements en cours. Screen Australia écoute regarde les tendances et répond à cela de manière très rapide. Ils sont tès connectés sur des expériences transmédia en Asie et en Australie. J’ai écrit cette bible parceque je suis souvent à évaluer des projets de production, qui sont présentés de manière très inégale. Certains sont très légers sur la narration cross média, d’autres pêchent sur l’aspect business. Du coup ces projets sont très difficiles à évaluer. Avec la bible, que j’ai utilisée depuis sept ans dans mon travail, nous avons un corpus pour les juger. Cela vous aide à initier votre projet, une fois que vous avez l’idée. J’espère que d’autres vont encore étendre cette bible.

Vos projets australiens préférés ?
Les productions de  hoodlum, « Fat cow motel » de 2003, un projet avant gardiste où toute une communauté s’est créée autour de l’histoire, une soret de South Park avec de vraies gens, qui devenaient des personnages d’une histoire, et qui réagissaient dans les forums, et dont les réactions influaient sur le cours de l’histoire.
Hodlum produit actuellement Slide. Avec 5 ou 6 jeunes qui sont plongés dans des scénarios intéressants. Le Web permet de suivre l’histoire entre les épisodes télé, de se connecter et de parler aux personnages. L’une des caractéristiques d’un scénario transmédia réussi, c’est quand les personnages ont des vies en dehors des médias linéaires, sont partie prenante de votre vie et sont interconnectés avec votre vie sociale. Au niveau international, j’aime beaucoup Pandemic, de Lance Weiler, à cause de son intensité. J’apprécie aussi beaucoup floatingcity , le jeu transmédia de Thomas Dolby.

Le plus gros challenge pour le transmédia ?
Se faire connaitre et expliquer ce nouveau type d’expérience. Vous pouvez rencontrer quelqu’un au milieu de la jungle et discuter avec lui d’avatar. Mais si vous parlez à un expert transmédia d’un projet transmédia, il ne le connait pas.  Comment le public va-t-il nommer ces projets, comment va -t-il les partager ? Vous ne pouvez pas partager quelque chose sans expliquer ce que c’est. Et puis, c’est très difficile de résumer l’effet qu’un programme transmédia a sur vous.

Par exemple, la seule manière de partager Pandemic est au travers d’un trailer vidéo. Vous devez donc aller sur un média linéaire pour partager l’expérience. Mais il y a aussi de grandes opportunités. Avec les tablettes vous pouvez transporter partout dans le monde réel vos jeux, films télé et mondes musicaux. C’est formidable pour les scénaristes du transmédia. D’ailleurs le transmédia devient obsolète, car aujourd’hui, il y a une convergence des programmes vers ces tablettes et téléphones améliorés.

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