Edit Place : la plume des étudiants pour contrer Panda

julien wolff edit place

partage(s)

Qui ?
Julien Wolff, co-fondateur d’Edit-Place après avoir co-fondé le site Oboulo.com en 1999.

Quoi ?
Edit-Place, producteur de contenus optimisés pour le référencement, qui compte comme clients Boursorama, Kelkoo, le groupe Baumanoir, Truffaut, CDiscount, Condé Nast, AuFéminin ou Le Figaro.

Combien ?
- 12 personnes, dont 5 en Inde
- 60 clients en 2011
- 600 000 euros de CA en 2011, objectif 1 million pour 2012
- 30-40€ le feuillet vendu à l’annonceur en moyenne.

Comment ?
« L’arrivée de Google Panda a fait gagner beaucoup de maturité au secteur, avec la prise de conscience que le contenu est un vecteur de trafic aussi important que les autres canaux » explique Julien Wolff. L’entreprise a par exemple géré tout le déploiement anti-Panda de Kelkoo dans 8 langues. 50 000 feuillets ont été produits en 6 mois. Bilan : +6% de trafic pour le site malgré le nouvel algorithme.

Pour des sites matures, les impératifs de croissance poussent à explorer de nouveaux leviers de trafic, comme les réseaux sociaux ou le contenu. Les contenus produits par Edit-Place sont aussi variés que des descriptifs produits, des dossiers thématiques, des descriptions de photos en 60 mots ou des articles journalistiques « froids » qui viennent enrichir l’actualité… sur des thèmes tels que le droit, la finance, la high tech, le voyage, les jeux vidéo, l’histoire ou la philosophie… « Ce sont de nouvelles formes de rédaction, des contenus que des journalistes n’ont pas forcément envie de faire. »

La plateforme de partage et de vente de documents scolaire Oboulo a servi de point de départ à l’activité d’Edit Place. Créée en 1999, ce site rassemble 90 000 documents (15 pages Word en moyenne) et une communauté de 50 000 rédacteurs. Cette première activité a amené Julien Wolff à se pencher sur des problématiques de détection de plagiat et de référencement et lui a permis de dresser des ponts entre les deux entreprises. « Grace à Oboulo, nous avons l’expérience terrain de l’algorithme Google, avec une vision empirique. En septembre 2009 par exemple, on a augmenté de 25% la longueur des extraits des documents accessibles sur le site. La semaine suivante, on faisait +35% de trafic. » Oboulo permet de piocher dans le vivier des 40 000 contributeurs actifs, étudiants et jeunes diplômés de haut niveau pour les transformer en rédacteurs web. « Cela nous permet d’être très réactif et de gérer la rédaction multi-langue. Le plus difficile, ce n’est pas de livrer du contenu de qualité, mais d’assurer l’uniformisation du ton et du style. » Une plateforme de mise en relation directe de l’offre (agences ou annonceur) et de la demande (rédacteurs) est en cours de développement.

« Ce mouvement vers davantage de contenus est poussé par Google, même avant Panda. Et l’intégration de la recherche sociale va dans ce sens. » En effet, Julien Wolff est convaincu que même s’il ne le dit pas, Google suit depuis 2009 la navigation des internautes sur les sites externes et utilise ces informations dans son algorithme. Le critère principal est le temps passé, gage pour le moteur de recherche de qualité. Sans contenu de qualité, le temps de navigation chute.  Mais ce seul critère du temps passé montre rapidement ses limites : si l’internaute quitte le site, c’est peut-être aussi parce qu’il y a trouvé l’information qu’il recherchait. La dimension sociale vient donc apporter un autre indicateur de qualité et de pertinence. Et sans contenu, pas de « like », de « share » ou de « +1″…

bonnez-vous