Comment L’Oréal s’est converti à l’IoT

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Qui ?
Guive Balooch, Global VP of L'Oréal Technology Incubator et Liam Casey, fondateur de PCH.

Quoi ?
A SXSW 2016, le récit de la conception du tout premier objet connecté de l'Oréal, My UV Patch, qui sera lancé par La Roche Posay au printemps 2016.

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Comment ?

Guive Balooch dirige l'incubateur de L'Oréal, le Global Technology Incubator, ouvert en décembre 2014 à Clark, New Jersey, ainsi que son pendant à San Francisco, le California Research Center, ouvert en 2014. "Ma mission au sein de l'Oréal est de mettre en place des partenariats avec des start-up et des entrepreneurs de l'univers de la technologie, pour les amener dans le monde de la beauté." On lui doit notamment l'application de réalité augmentée Make Up Genius, conçue avec Image Metrics, une entreprise spécialisée dans les effets spéciaux pour les films. Présentée au festival de Cannes en 2014, elle a été téléchargée plus de 17 millions de fois depuis. "On a échoué sept fois avant de trouver le bon partenaire pour faire Make Up Genius" avoue Guive Balooch.

Plus récemment, au CES de Las Vegas, L'Oréal a créé l'événement en présentant sa première incursion dans le domaine de l'internet des objets : My UV Patch, un patch en forme de coeur destiné à évaluer l'exposition de son propriétaire aux rayons UV, pendant 5 jours. "Nous ne voulions surtout pas créer un 'wearable' de plus : il en existe déjà tellement sur le marché... Nous avions identifié un vrai besoin autour de l'exposition aux rayons UV, la première cause de vieillissement de la peau" explique Guive Balooch.

Dans le cadre d'une visite de la Silicon Valley avec des cadres de l'entreprise venus voir Facebook et Google, il ajoute au programme un passage par les locaux de PCH, une start-up spécialisée dans la conception de produits technologiques, recommandée par un ami. Là, il tombe sur un prototype de capteur UV : "j'en suis littéralement tombé amoureux !"

Guive Balooch donne alors 5 mois au directeur de PCH pour concevoir le produit pour L'Oréal... "En faire un est facile, en faire un millier est plus compliqué" explique Liam Casey. Pour produire à grande échelle le patch, la marque et son agence se sont heurtées à de nombreuses contraintes techniques, notamment pour trouver les machines capables de le fabriquer.

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My UV Patch sera finalement disponible "entre mai et juin 2016" et produit à 1 million d'exemplaires, sous la marque La Roche Posay. Il ne sera pas vendu, mais distribué gratuitement aux clients de la marque. "Ce type d'objet connecté est beaucoup moins coûteux à produire qu'il y a cinq ans. Et dans cinq ans, ce sera encore moins cher."

"Nous voulions créer une plateforme qui s'appuie sur de vrais besoins de consommateurs, avant de chercher à vendre davantage de nos produits" ajoute Guive Balooch. "Rendre possible cet objet connecté est seulement la première étape pour nous : nous travaillons à de nouveaux design, pour proposer autre chose que des coeurs. Nous réfléchissons aussi à des choses plus petites encore, plus intégrées avec le corps humain. C'est seulement le début."

Benoit Zante

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