Comment les start-up transforment l’industrie du food

cedric giorgi

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Qui ?
Cédric Giorgi (@cgiorgi sur Twitter), consultant en innovation web et techno (ex Scoop.it et Seesmic) co-fondateur du projet Cookening, qui sera révélé en octobre prochain.

Quoi ?
Une veille sur les start up de l'alimentaire sur Internet, présentée aux rendez-vous de l'innovation de Nantes et détaillée pour nous par Cédric : "En France, nous avons trois atouts historiques : le luxe, la mode et l'art culinaire. Les start up françaises du food peuvent du coup avoir un retentissement planétaire".

Comment ?

"Quand on analyse le cycle du repas, il existe des opportunités pour les start-ups à toutes les étapes, de la recherche (de restaurant, de recettes...) aux feedbacks consommateurs en passant par l'achat, la cuisine, et surtout le moment même du repas" explique Cédric Giorgi. Les magazines de recettes se réinventent sur le web et les tablettes, à l'image de Gojee, qui présente ses recettes par l'image pour mieux envie, ou du Français Qooq qui a créé une tablette dédiée à la cuisine et est aussi présent sur smartphones et TV connectées. "Le principal frein de Qooq reste aujourd'hui le prix : il faudrait que la tablette passe sous les 300€".

Les distributeurs comme Carrefour ou Monoprix devraient observer ZipList, qui permet de planifier ses repas, gérer ses listes de courses et recevoir des coupons personnalisés. La start-up Française Chef Jerôme devrait bientôt permettre  aux sites cuisine d'intégrer un simple widget, transformant les recettes en listes de course renvoyant vers des sites e-commerce. En magasin, Prixing propose aux clients de scanner les produits du quotidien pour comparer le prix de son caddy, sur internet et avec les enseignes avoisinantes.

Les box "food" semblent être le créneau le plus dynamique. Ce concept, né dans la cosmétique, s'est rapidement étendu à l'alimentaire et au vin : chaque mois, les abonnés reçoivent une sélection surprise de produits, thé ou vins, selon la spécificité de la box. Si le pionnier américain Foodzie a été racheté en juin 2012 par un site de "télé-achat vidéo" et a abandonné son système d'abonnement dans la foulée, le marché Français a vu naître des acteurs tels que Gastronomiz, Envouthé ou Le Petit Ballon. Un concept qui intéresse fortement les marques : Ma Vie en Couleur, le programme de fidélité des marques Kraft, Unilever et Danone a lancé pendant l'été sa Boite à Couleurs, destinée à ses membres les plus actifs.

Signe de l'intérêt pour le secteur : Rocket Internet, le fonds Allemand des frères Samwer (Citydeal, Zalando, Wimdu, GlossyBox...) se positionne lui aussi sur le secteur avec HelloFresh, un service de livraison de plateaux repas, contenant tous les ingrédients pour cuisiner un plat de chef à domicile (en France, les dîners de Bérénice étaient pionniers sur ce secteur). "C'est un concept inspiré d'une start-up suédoise, lancée en France et en Grande Bretagne" commente Cédric Giorgi. Les sites MuncheryHouseBites ou Gobble proposent quant à eux des repas de chefs livrés à domicile. Avec KitchitKitchensurfing, ou le Français La Belle Assiette, ce sont des cuisiniers qui débarquent à domicile.

La dimension communautaire de l'alimentation n'est pas oubliée, que ce soit avant, pendant ou après le repas. Par exemple, La Ruche qui dit oui (l'une des dix start-up françaises sélectionnées par Wired UK dans son palmarès annuel) propose de l'achat groupé alimentaire, tout comme WholeShare aux Etats-Unis.  Le site SuperMarmite propose de commander des repas concoctés par ses voisins : "il a suscité un buzz important, mais n'a pas encore atteint la masse critique nécessaire" commente Cédric Giorgi. Pour faciliter les rencontres, Grubwithus met en relation des inconnus autour d'un déjeuner ou un diner, un concept repris en France par Colunching. Après (ou pendant) le repas, Foodspotting, Foodspotter, Social Grapes ou encore Evernote Food permettent de partager de ce que l'on boit ou mange.

 

Autre tendance appliquée à l'alimentation : le "quantified self" et le traitement des données. Foodzy propose de mesurer tout ce que l'on consomme pour en calculer les calories et récompense une alimentation saine par des badges. Une idée que l'on retrouve dans l'application TheEatery, qui propose de noter le degrés de "healthiness" des repas que les membres ont pris en photo. "C'est un méga panel qui permet d'avoir des stats en temps réel sur ce que mangent les gens." Un aliment de choix pour les marques du food qui aurait tout intérêt à y jeter un oeil.

Benoit Zante

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