Comment cette filiale de BNP Paribas s’est inspirée des start-up pour innover

paulgourlet

partage(s)

Qui ?
Paul Gourlet, Technology Director chez Arval et directeur du projet Arval Active Link.

Quoi ?
Le récit du développement de la première solution de véhicules connectés pour les entreprises, développée par cette filiale de BNP Paribas au sein du Partech Shaker.

Comment ?

En septembre 2014, une petite équipe d'Arval, filiale de BNP Paribas dédiée à la location automobile de longue durée, s'est installée au sein du Partech Shaker, dont le groupe bancaire est partenaire. "Nous étions parmi les premiers occupants du Shaker, avec 60m2 de bureaux. Nous avons pu arriver et nous mettre directement au travail, sans nous soucier des questions de logistique. C'est comme une colocation d'entreprises, sauf que ce n'est pas l'ambiance de Regus" se souvient Paul Gourlet. Le produit développé sur place, Arval Active Link, permet aux gestionnaires de flottes de véhicules d'avoir accès à des informations détaillées sur les véhicules et les comportements des conducteurs (données kilométriques, consommation de carburant, accélérations superflues, freinages brusques...).

"La réflexion sur le véhicule d'entreprise connecté est née au sein d'Arval il y a deux ans" ajoute-t-il. Mais pour concrétiser le projet, il a fallu le développer à l'extérieur du groupe. "Le fait d'avoir des locaux à nous, au coeur de Paris, a facilité l'agrégation d'une équipe et la création d'un esprit commun" estime-t-il. Ce cadre de travail agréable et central a notamment permis de retenir et motiver les meilleurs éléments, alors que le projet repose beaucoup sur des freelances et des sous-traitants. Ce changement de cadre a aussi permis de créer une dynamique différente, "en rupture avec les procédures classiques de développement, en travaillant en mode agile."

"Le grand avantage de l' intrapreneur, c'est de pouvoir choisir ses partenaires, tout en ayant les moyens de les payer. Mais cela ne nous empêche pas d'avoir une philosophie de frugalité" estime Paul Gourlet. Après le challenge de la conception du produit, vient le moment de le commercialiser. Un premier millier de véhicules vient d'être équipé du service, dans six pays européens. Objectif, déployer Arval Active Link dans toute l'Europe d'ici à la fin de l'année 2016, avant de s'attaquer au Brésil, à la Turquie, à l'Inde et à la Chine - les principaux marchés d'Arval. "Chaque pays a ses propres contraintes techniques et réglementaires... Mais dès le départ, nous avons conçu notre service avec le souci de la vie privée et de la protection des données personnelles. Ce n'est pas un outil de flicage : chaque utilisateur peut filtrer les données qui remontent à l'employeur."

arval active link

Le besoin d'indépendance s'est renforcé au fur et à mesure du projet : pour réussir, le service doit aussi être accessible aux véhicules qui ne sont pas fournis par Arval. La constitution d'une entité juridique autonome vient d'être finalisée. "Notre premier débouché naturel est la flotte d'Arval, mais nous prévoyons l'ouverture du service à d'autres. Nous allons nous positionner comme un acteur indépendant : c'est indispensable pour nos clients." Dix-huit mois se sont écoulés depuis l'arrivée au Partech Shaker. L'équipe s'est étoffée et le projet est maintenant entré dans une nouvelle phase, plus opérationnelle. Arval Active Link s'apprête donc à faire ses cartons, pour laisser la place à une autre équipe du groupe BNP Paribas.

Benoit Zante

arvalactivelink

Recevez La Lettre de Petit Web

Vous aussi, rejoignez les 40 000 professionnels qui nous reçoivent chaque lundi.

C'est promis, nous gardons précieusement cette adresse pour nous, elle ne sera transmise à aucun tiers.

Abonnez-vous

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *