Ce que les marques peuvent apprendre de l’économie collaborative

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Qui ?
Grégory Pouy, consultant et blogueur.

Quoi ?
Alors que le rapport Terrasse met l'économie collaborative au coeur de l'actualité, Grégory Pouy expliquait aux marques pourquoi elles devaient s'y intéresser, lors des Sommets du Digital de La Clusaz.

Comment ?

"L'économie collaborative, c'est une opportunité géniale pour les marques, mais elle est toujours étudiée sous l'angle des start-up" explique Grégory Pouy. Les entreprises traditionnelles ont toujours considéré les réseaux sociaux comme un média, alors que les start-up en ont fait des business. Pourtant, les marques ont un rôle à jouer dans cette "sharing economy", un secteur où la confiance est clé. Elles ont tout à gagner à s'inspirer des start-up pour repenser leur communication, leur marketing, leur réseau de distribution, leur relation client ou leur façon de travailler et de vendre.

Plusieurs marques repensent ainsi leurs modèles économiques, sur le principe de "ce que vous faites [what] est moins important que le pourquoi et le comment vous le faites." Le loueur de voitures Avis a ainsi déboursé 500 millions de dollars pour acquérir Zipcar, qui propose de l'autopartage dans 7 pays, quand BMW s'associait avec le loueur Sixt pour lancer l'application Drivenow, qui compte 330 000 clients dans 8 villes. De son côté, Bonobos s'est appuyé sur Kickstarter avant de lancer un costume de requin...

La distribution et la relation client peuvent aussi apprendre des acteurs de la sharing economy. Par exemple, en 2013, Home Depot s'est associé avec Uber pour vendre et livrer des sapins de noël. Le constructeur automobile Dodge s'est inspiré des plateformes de crowdfunding pour que ses clients fassent financer une partie de leurs nouvelles voitures par leurs amis. Dans le domaine du service après-vente, en Suisse, Swisscom a lancé sa propre communauté d'entraide entre clients, SwisscomFriends. Un service qui va au delà de la réponse aux messages de clients mécontents (que pratiquent déjà les acteurs des télécom français) : chacun peut s'inscrire sur la plateforme pour proposer ses services à ses voisins, les aider à installer ou dépanner leurs box ADSL ou leur nouvelle télévision, moyennant finance (89 francs suisse/visite).

Benoit Zante

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