Applications mobiles : les sujets chauds à connaître

simon dawlat

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Qui ?
Simon Dawlat, CEO de Batch et d'Appgratis.

Quoi ? 
Les cinq sujets chauds du marketing mobile, passés au crible par le spécialiste du mobile et des notifications push.

Comment ?

1/ L’essor des spécialistes interconnectés

"Les éditeurs les plus exigeants délaissent de plus en plus les solutions CRM généralistes qui affirment tout faire, et préfèrent de plus en plus 'assembler' des partenaires verticalisés" explique Simon Dawlat. En 2016, un projet mobile sérieux aura besoin de rassembler a minima 5 types d'acteurs, le plus souvent au travers de SDK tiers : une solution d’attribution de downloads, une solution d’analytics de navigation, une solution de crash reporting, une solution de CRM / push segmenté et une solution de data management. "L’enjeu est de faire dialoguer ces solutions, chacune experte dans son domaine." Sur ce sujet, l'annonce par Facebook de la fermeture de Parse.com, son programme gratuit pour développeurs mobile, marque un tournant sur le marché : "c'est un signal fort vers la consolidation des services tiers : ces fameux SDK qui sont le coeur des applications et permettent d’ajouter des services clefs : analytics, CRM, push notifications, etc. comme autant de briques interconnectées à son application."

2/ Nouvelle API de push chez Apple : attention aux migrations !

"Ce qui est en train de se passer chez Apple à l’heure actuelle sur le push, c’est comme si la France adoptait la conduite à gauche" résume Simon Dawlat. Concrètement, dès cet été, Apple va modifier la façon de gérer les push notifications, obligeant les développeurs d’application à utiliser sa nouvelle API, avec un protocole en HTTP/2. "Une immense majorité des applications en service dans le monde utilisent encore un protocole par sockets… bientôt obsolète. Panique à bord quand les pushs ne partiront plus !" Son conseil : prévoir d’ores et déjà plusieurs semaines de migration, ou arpenter les allées du Mobile World Congress en février prochain à la recherche d’un prestataire spécialisé qui aura anticipé ce changement.

3/ L'envolée des 'rich push' notifications

"C’est la fonctionnalité qui excite le plus les esprits en ce moment : les notifications interactives." Sur Android, les notifications peuvent désormais être enrichies d’images, avec des taux de conversion bien plus élevés que les mêmes messages sans images. Le graal : les notifications avec boutons d'actions qui permettent de répondre directement depuis le push sans avoir besoin d’ouvrir l'application. "Elles sont parfois complexes à déployer de manière systématique, mais elles représentent certainement une des directions les plus prometteuses de ces prochaines années."

4/ Les "Web Push" : beaucoup de bruit pour pas grand chose

Les web-push permettent de s'abonner aux notifications d'un site et de recevoir des alertes y compris lorsqu'on ne le visite pas. "Elles ont été rendues hype par Facebook, mais elles ont systématiquement été confondues avec les 'browser notifications' qui n’apparaissent que quand l'internaute est présent sur la page du site. Elles sont résolument non-mobiles, aux normes fragmentées en fonction des des différents navigateurs et avec des taux d'opt-in très bas. Bref, le 'Web Push' reste un medium de niche qui complexifie les projets à outrance." À oublier, donc ! "En parallèle se développe un medium bien plus puissant et plus intéressant : l’emailing à l’activité, porté par des plateformes de R&D marketing telles que Criteo ou NotifyPlatform.com. Cette technologie permet d'adresser des e-mails ciblés aux visiteurs des sites.

5/ Apps natives Vs. Web mobile : quoi privilégier ?

Le marché a  fini par s’accorder : "les sites mobile responsive sont importants pour capter le trafic des moteurs de recherche et traiter les acheteurs opportunistes, ils concentrent en moyenne deux-tiers du trafic entrant. Les apps natives, en revanche, s’imposent comme programmes de fidélité à grande échelle les plus rentables qui soient : quand un mobinaute va jusqu’à télécharger l’app d’une marque c’est qu’il est pleinement acquis à ses valeurs." Pour de l’engagement et du business, les applications sont donc à privilégier : elles concentrent 30% à 40% du trafic mobile, mais jusqu’au double en valeur. "En prime, elles permettent d’entretenir, via le push et les messages in-app, une communication que le web mobile ne permet pas."

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  1. BP dit :

    / Apps natives Vs. Web mobile – certes, mais quid du manque d’espace disponible pour télécharger/garder lesdites apps, souci constant sur terminaux mobiles?

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