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AMPM, artisan et ludion pour Hermès


AMPM, artisan et ludion pour Hermès

Qui ?
Muriel Abecassis et Philippe Moyen deux directeurs artistiques, un couple et une boite : AMPM.

Quoi ?
Une agence de six personnes, très particulière.

Comment ?
« L’intégrité, c’est faire la chose juste quand personne ne regarde » lit-on sur le profil de Muriel sur Linkedin.
Après Corvisard et l’UCAD, Muriel a fait sa carrière comme directrice artistique dans la publicité et avait créé un label « Intime et personnel » d’objets tricotés cœur. Philippe, lui a fait des études d’économie et de communication. Il travaille chez Lintas, puis chez Euro RSCG, où il papillonne dans les différents services, sans titre particulier. Il réfléchit à l’identité de marque, et travaille ensuite en freelance comme directeur artistique pour des entreprises techniques.

La collaboration entre AMPM et Hermès est le fantasme de toute agence : les idées viennent d’AMPM, qui réalise entre 25 et 30 sujets tous les 3 mois. Un rythme qui repose évidemment sur cette confiance et ces process allégés. Résultat ? La page Facebook d’Hermes, qui reprend ces contenus, s’en porte bien.

Quand ?
En 1997, Muriel est appelée par Nicolas Rosier comme DA sur une compétition Cartier. Ils gagnent contre 30 agences, avec Mappemonde Multimédia, sur l’un des premiers sites full flash.

1997, Jean-Louis Dumas (l'ancien président d'Hermès, décédé en 2010) confie sa carte de vœux à Muriel. "J’ai mis une fanfare dans la calèche Hermès, c’est la première fois que le logo était modifié". Le couple travaille pour la maison sur le système de présentation des bijoux  et des écrans en magasin. Jusque là Hermès n’a pas de site, "car la marque aime savoir à qui elle parle".

2000, c'est l’essor du e-commerce aux Etats Unis qui décide Jean Louis Dumas à ouvrir un site de e-commerce, avant même d’avoir un site institutionnel. Le couple est interrogé, contre de grandes agences. "On nous a expliqué que nous avions nos chances. "Hermes posait des questions très pertinentes, comme ‘sur Internet, où est le vendeur ?"

AMPM y répond en dupliquant le geste du magasin : le produit acheté est placé dans le fameux carton orange. Pour l’interface, c’est l’image du produit qui fait l’identité du site, où l’illustration domine. "Nous avons imaginé un site que Jean Louis Dumas, qui dessinait beaucoup, aurait dessiné lui même à la main."

2006, Hermès veut un site institutionnel, pour parler en image à ses clients du monde entier. « Nous ne voulions pas raconter l’histoire de la maison, ce qui nous semble une démarche triste et figée. Nous avons voulu un site où ne nouvelle fleur qui pousse une dérangerait pas l’autre. » Il s’agit de ne pas tout dire, de ne pas tout expliquer. Et de créer des contenus destinés à une seule personne. La présentation se passe autour d’un petit écran : le concept est de survoler Hermès comme sur Google Map, de rentrer par l’image. L’éditorial est déstructuré, sans périodicité fixe en dehors des deux collections annuelles. L’interface privilégie les cases et ménage un tunnel vers le site e-commerce. Le symbole de cette démarche à la fois ingénue et ingénieuse ? Le finger skate où une main experte parcourt les produits. Un spot de deux minutes vu 500 000 fois. Une manière ludique et simple pour montrer une large gamme de produits. Une forme de signature de ce travail main dans la main.

 







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