5 technos qui préfigurent le futur du digital in store

alexandre_dagobert

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Qui ?
Alexandre Koch, directeur technique de l’agence Dagobert.

Quoi ?
Un aperçu des technologies, display et interfaces, qui devraient faciliter l’intégration du digital en point de vente dans les années à venir.

Comment ?

1/ Les interactions « touchless »

« Aujourd’hui, on note une réticence des gens à aller vers l’interactivité, qui passe principalement par des écrans tactiles. La technologie est intimidante, on a peur d’être un centre d’attention. Supprimer le contact physique, en passant du tactile au touchless permet d’incorporer l’utilisateur au dispositif, d’aller à sa rencontre pour dépasser cette réticence » explique Alexandre Koch. De nombreuses technologies permettent de s’affranchir du tactile, sur des bornes en point de vente, par exemple : la Kinect est la plus connue (lire notre article sur les usages de Kinect par les marques), mais d’autres alternatives plus faciles à maîtriser pour les développeurs et les utilisateurs apparaissent, telles que LeapMotion, un boitier reconnaissant les mouvements des doigts, disponible pour 70$ d’ici la fin de l’année.

2/ Les objets interactifs

On connaissait les objets connectés, mais désormais, tout objet peut devenir interactif : avec des capteurs 3D, infrarouges acoustiques ou basés sur l’impédance, les objets du quotidien deviennent intelligents. MaKey MaKey, développé par deux étudiants du MIT permet de transformer des bananes en piano, des pâtes en clavier ou encore un ballon en manette de jeu. En France, Ayotle et Digitas Labs ont développé une technologie qui permet de « tactiliser » tout objet du quotidien grâce à des capteurs 3D. « En magasin, on peut faire en sorte qu’un escalier joue de la musique au passage des clients ou que la prise en main d’un produit déclenche le lancement d’une vidéo. La seule limite c’est l’imagination des créatifs. »

3/ Les écrans transparents

« Au CES 2012, Samsung a présenté des écrans transparents et tactiles, qui permettent d’afficher des informations en surimpression sur une vitrine ». Les applications potentielles sont nombreuses, telles que l’accès au site e-commerce pour acheter le produit présenté en vitrine, l’intégration des réseaux sociaux ou l’accès aux fiches produit enrichies. « Mais aujourd’hui, il ne s’agit encore que de modèles d’exposition, on manque d’exemples d’applications concrètes » regrette Alexandre Koch.

http://www.youtube.com/watch?v=mTVPVobDrms

4/ La 3D

« Actuellement, les écrans 3D restent de l’ordre du gadget, il faut vraiment être en face pour voir l’effet 3D. Dans un point de vente, c’est difficile à exploiter. » Mais tout cela pourrait changer rapidement : les constructeurs travaillent à des écrans 3D sans lunettes, offrant plusieurs points de vue. Avec une limite : pour avoir 8 angles de vues différent (le maximum actuellement), il faut que le contenu ait été capté par 8 caméras différentes.

5/ Les hologrammes

La technologie est déjà ancienne mais n’a jamais décollé. « Pourtant, les coûts ont maintenant bien baissé, la technologie est plus souple et facile à utiliser et surtout, on peut y ajouter une dimension interactive. » Exemple d’application : un avatar en hologramme, qui accueille le client et lui répond grâce à la reconnaissance vocale. C’est presque de la science-fiction, mais les avatars en hologrammes commencent à arriver dans les centres commerciaux et les aéroports américains.

« Techniquement, on est prêt à aller beaucoup plus loin que ce qui se fait aujourd’hui. Le frein n’est pas technologique, il est humain. L’écran existe, les possibilités d’interaction aussi. Il faut associer les deux » conclue Alexandre Koch.

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